Blason de Amenucourt

Amenucourt

D'azur à trois croissants d'argent.

L'église Saint-Léger d'Amenucourt
L'église Saint-Léger, fondation du XIIe siècle GFreihalter, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Département
Val-d'Oise (95)
Communauté de communes
CC du Vexin-Val de Seine
Position
Vallée de l'Epte, en limite du département de l'Eure ; coteaux dominant la rive gauche de l'Epte

Petite commune de 870 hectares en bordure occidentale du Val-d'Oise, Amenucourt s'étend sur le rebord du plateau dominant la rive gauche de l'Epte. La rivière marque ici la frontière historique entre le Vexin français et le Vexin normand, frontière qui a structuré le territoire pendant tout le Moyen Âge. La commune est aujourd'hui rattachée à la communauté de communes du Vexin-Val de Seine.

L'habitat est inhabituellement dispersé pour le Vexin français : plutôt qu'un village groupé, le territoire d'Amenucourt aligne plusieurs hameaux et écarts le long du ru de Roconval — Le Mauvérand, Le Petit-Roconval, Le Mal-Gardé, Le Pont-aux-Vaches, Roconval (jadis dit « Grand-Roconval »), Beauregard — auxquels s'ajoutent les fermes du Chesnay (attestée en 1197) et du Val-Perron (attestée en 1711). L'ancien hameau de Frocourt, qui constitua brièvement une commune indépendante pendant la Révolution, n'a laissé que des ruines dans les bois.

L'église paroissiale Saint-Léger (inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques pour deux colonnes à chapiteaux par arrêté du 12 janvier 1940) remonte au XIIe siècle. Donnée en 1151 par Hugues II, archevêque de Rouen, à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise, elle passe en 1175 par transaction de Guy de La Roche au prieuré de Sausseuse, dans l'actuel département de l'Eure. Profondément remaniée au XVe siècle, elle est encore aujourd'hui entourée de son cimetière.

Le territoire communal a livré plusieurs ensembles archéologiques significatifs : céramique gallo-romaine et monnaies (Néron, Gordien, Postume, Claude II le Gothique) près de Roconval, dégagées en 1830 lors de travaux sur la route de Chaumont-en-Vexin à Vernon ; une importante nécropole mérovingienne fouillée au Val-Perron en 1956 et 1957 par J. Ferrand et J.-J. Lemesle, qui livra une quarantaine de sépultures, des sarcophages, des vases funéraires et un petit scramasaxe aujourd'hui conservés au musée de Vernon.

↑ Haut
Blason de Ambleville

Ambleville

Fascé d'argent et de gueules de huit pièces au lion morné de sable, couronné d'or et brochant sur le tout.

Le château d'Ambleville et son église
Le château Renaissance d'Ambleville et l'église qui lui est accolée CC BY-SA, via Wikimedia Commons
Département
Val-d'Oise (95)
Communauté de communes
CC du Vexin-Val de Seine
Position
Plateau du Vexin français, dominant la vallée de l'Aubette de Magny

Petite commune du nord-ouest du Val-d'Oise, Ambleville se situe à environ 7 km de Magny-en-Vexin et 11 km de La Roche-Guyon. Son territoire de 8 km² s'étend sur le plateau du Vexin français, dominant la vallée de l'Aubette de Magny. Le toponyme est attesté dès le XIIIe siècle sous la forme Amblevilla (1277). Membre de la communauté de communes du Vexin-Val de Seine, Ambleville a longtemps refusé son intégration au parc naturel régional du Vexin français, créé en 1995, avant de finalement le rejoindre en 2008.

Le château d'Ambleville, accolé à l'église du village, est un édifice Renaissance bâti au XVIe siècle par l'architecte d'origine italienne Jean Grappin, sur les bases d'une forteresse féodale médiévale. La seigneurie appartint à la famille des Essarts dès sa première mention au XIIIe siècle, jusqu'à ce qu'elle passe par mariage en 1470 à la famille de Mornay, qui la conservera jusqu'en

  1. Le château est inscrit aux Monuments historiques le 4 juin 1926 puis classé le 20 juin 1945 ; ses jardins en terrasses d'inspiration italienne, restaurés en 1928 par la marquise de Villefranche d'après le modèle de la Villa Gamberaia de Florence, ont reçu le label Jardin remarquable.

La famille de Mornay, qui possédait à Ambleville l'un de ses fiefs principaux du Vexin, détenait également la seigneurie de Gommecourt jusqu'en 1615 — date à laquelle elle fut acquise par François de Silly, duc de La Roche-Guyon. Les deux territoires, distants d'une dizaine de kilomètres, ont ainsi partagé pendant plusieurs générations la même aristocratie seigneuriale.

↑ Haut
Blason de Les Andelys

Les Andelys

D'azur semé de fleurs de lys d'or, au lion d'argent brochant sur le tout.

Château-Gaillard dominant la boucle de la Seine aux Andelys
Château-Gaillard, forteresse construite par Richard Cœur de Lion entre 1196 et 1198, vue depuis le méandre de la Seine CC BY-SA, via Wikimedia Commons
Département
Eure (27)
Communauté de communes
Seine Normandie Agglomération
Position
Vallée de la Seine, sous-préfecture de l'Eure, au cœur du Vexin normand, à environ 25 km en aval de Gommecourt

Sous-préfecture de l'Eure et l'une des principales villes du Vexin normand, Les Andelys (le S ne se prononce pas) compte aujourd'hui environ 8 000 habitants. La commune occupe l'une des plus belles boucles de la Seine, encaissée entre des falaises de craie qui comptent parmi les plus hautes de la vallée et bordée par la rivière Gambon. Son nom au pluriel rappelle la fusion, en février 1790, de deux communes autrefois distinctes — le Grand-Andely, village d'origine gallo-romaine puis centre religieux médiéval, et le Petit-Andely, fondé à la fin du XIIe siècle au pied du Château-Gaillard. La devise municipale, Fecit Utraque Unum (« les deux ne font qu'un »), illustre cette histoire.

Le toponyme est attesté dès 588 sous les formes Andelaum et Andelaium. L'occupation gallo-romaine du site est notamment connue par le théâtre de Noyers, sur le plateau, dont l'hémicycle atteignait 120 mètres de diamètre. La tradition fait remonter la fondation de la collégiale Notre-Dame à la reine Clotilde, épouse de Clovis, qui y aurait établi vers 511 la première abbaye de Normandie ; l'édifice actuel, classé monument historique en 1840, a été bâti entre les XIIIe et XVIIe siècles.

C'est néanmoins le Château-Gaillard qui fait la renommée internationale de la ville. Construit en moins de deux ans, entre 1196 et 1198, par Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie, sur un éperon rocheux dominant la Seine, il coûta 46 000 livres — soit cinq années de revenus du duché. Il devait verrouiller la vallée fluviale face aux ambitions de Philippe Auguste, dans le contexte de la lutte que se livraient depuis les années 1060 rois de France et rois d'Angleterre. Après un siège conduit par Philippe Auguste, la forteresse tombe le 6 mars 1204, ouvrant la voie au rattachement de la Normandie au royaume de France. Le château est classé monument historique dès 1862.

Le territoire andelysien est aussi le berceau du peintre Nicolas Poussin (1594-1665), figure majeure du classicisme, auquel un musée municipal est consacré, et de l'humaniste Adrien Turnèbe (1512-1565), professeur de grec au Collège royal. Pour Gommecourt, Les Andelys représentent la grande étape en aval sur la Seine, à environ 25 kilomètres : franchir l'Epte à Limetz, c'était entrer en Vexin normand et avancer vers ce verrou stratégique de la vallée fluviale.

↑ Haut