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Les nécropoles mérovingiennes de la vallée de Seine

Une couronne de tombes franques autour du confluent Seine-Epte (VIe-VIIIe siècle)

Sous les routes et les sablières du Mantois, une couronne de cimetières francs cerne le confluent de la Seine et de l''Epte. Sarcophages de plâtre, scramasaxes et gobelets carénés y dessinent, du VIe au VIIIe siècle, le visage d''un peuplement rural dense — alors même que Gommecourt, en son cœur, demeure étrangement muet. Enquête sur les morts du carrefour, et sur une vieille erreur qui les crut « gaulois ».

Introduction : une cuve de plâtre sous la pelle

Le geste est toujours le même, à un siècle de distance. Une pelle bute sur quelque chose de dur, qui n'est ni de la craie ni un caillou : une paroi régulière, blanchâtre, légèrement poudreuse au toucher. L'ouvrier qui creuse une tranchée, élargit une route ou exploite une sablière vient de rencontrer une cuve de plâtre — un sarcophage du haut Moyen Âge, fabriqué là où il repose depuis treize ou quatorze siècles. C'est ainsi, par hasard, sous les engins et les pioches, que presque toutes les nécropoles mérovingiennes de notre vallée ont resurgi.

Autour du point où l'Epte rejoint la Seine, ces découvertes fortuites finissent par dessiner une figure remarquable : une véritable couronne de cimetières francs, sur les deux rives du fleuve et les deux rives de la rivière. Sainte-Geneviève-lès-Gasny en face de Gommecourt, Freneuse en face de Clachaloze, Bonnières, Vernon, Rosny, Blaru, Port-Villez : partout des morts, des armes rouillées, des gobelets posés aux pieds des défunts. Partout, sauf en un point précis — Gommecourt même, qui n'a livré aucune tombe.

Ce paradoxe est le fil de cet article. Comment expliquer qu'un village encerclé de nécropoles n'ait, pour le haut Moyen Âge, qu'un modeste habitat à montrer ? La réponse ramène, une fois encore, à ce que ce coin de vallée de Seine n'a jamais cessé d'être : un carrefour. Carrefour des rives, d'abord, puisque les vivants et les morts se répondent d'un bord à l'autre de l'eau ; carrefour des futures provinces, ensuite, car l'Epte que ces cimetières bordent allait devenir, en 911, la frontière entre le royaume des Francs et la Normandie naissante. Même dans la mort, le confluent était un lieu de passage et de partage.

Carte de la couronne de nécropoles mérovingiennes autour du confluent Seine-Epte La couronne des nécropoles mérovingiennes autour du confluent Seine-Epte, sur les deux rives du fleuve et de la rivière. Gommecourt, encadré, n'a livré qu'un habitat.

Repères chronologiques

Le monde mérovingien s'étend, pour nos villages, de la fin de l'Antiquité — explorée dans l'article La fin du monde romain au confluent — à l'aube de l'époque carolingienne. Entre la victoire de Clovis à Soissons en 486 et l'avènement de Pépin le Bref en 751, c'est près de trois siècles d'inhumations qui se succèdent sur nos coteaux. La frise ci-dessous situe les grands jalons et les phases observées localement, du sarcophage de pierre du VIe siècle à la cuve de plâtre du VIIe, jusqu'à l'apparition des premières églises bâties sur les tombes.

Frise chronologique des nécropoles mérovingiennes du confluent Frise chronologique : du rite franc à la christianisation des cimetières (VIe-VIIIe siècle).

I. Mourir au temps des Francs

Lorsque s'ouvre le VIe siècle, la Gaule du Nord n'a pas été submergée par un peuple venu d'ailleurs. Elle a changé de maîtres. La minorité franque, victorieuse à Soissons, diffuse lentement ses usages parmi des populations qui sont, pour l'essentiel, celles de la fin de l'Empire romain — les mêmes familles, sur les mêmes terres. C'est un point qu'il faut tenir fermement, car l'imagerie populaire d'une « invasion » fausse tout : les communautés du Bassin parisien restent remarquablement stables du Haut-Empire à la fin de l'époque mérovingienne. Ce qui change, c'est la manière d'enterrer ses morts.

Le rite franc, en effet, est spectaculaire et reconnaissable : on inhume habillé et armé. L'homme descend dans la fosse avec son équipement — le grand couteau de combat, parfois la hache, la lance, plus rarement l'épée et le casque ; la femme, parée de ses atours — fibules, plaque-boucle ouvragée, perles de verre et d'ambre. Ce dépôt funéraire, qui nous vaut aujourd'hui de connaître ces gens, n'est pas un signe d'arrivée germanique : ce sont les coutumes franques qui gagnent peu à peu des populations d'origine gallo-romaine, par une acculturation progressive plutôt que par un remplacement. Des objets « étrangers » dans une tombe ne prouvent pas un étranger dans la tombe.

Cette mode funéraire s'accompagne d'une innovation technique propre au Bassin parisien, et dont nos villages offrent de très beaux exemples : le sarcophage de plâtre. On en a retrouvé partout autour du confluent, au point qu'il faut s'arrêter sur la manière dont on le fabriquait, car elle dit beaucoup d'une société paysanne capable d'une petite production en série.

⚱️ FOCUS : Le sarcophage de plâtre, une fabrication en série

Contrairement à ce que son nom suggère, le « sarcophage de plâtre » du Bassin parisien n'est pas toujours un cercueil préfabriqué que l'on transporte. C'est souvent une cuve coulée sur place, dans la tombe même : on creuse la fosse dans la craie, on dispose un coffrage de planches de bois contre ses parois, puis on verse le plâtre entre le coffrage et la terre. Le bois finit par pourrir, ne laissant que la cuve blanche épousant exactement la forme de la fosse. C'est précisément ce qu'observait Alphonse-Georges Poulain à Sainte-Geneviève-lès-Gasny, où il décrivait à la fois des fosses « enduites de plâtre » et des cercueils « fabriqués dehors avec couvercle peu épais » — les deux variantes, coulée sur place ou rapportée, côte à côte dans le même cimetière.

Là où l'archéologie récente a précisé le geste, à Saint-Denis notamment, c'est dans l'idée d'une véritable fabrication en série. Les artisans tombiers utilisaient un double coffrage de planches réutilisable : un même moule pouvait servir à des dizaines de cuves. Le décor, lorsqu'il existe, était obtenu en relief par gravure en creux dans le moule, et placé d'ordinaire sur les panneaux de tête et de pied — rarement sur les longs côtés. C'est ce qui explique qu'à Bonnières, un panneau de sarcophage ait pu être relevé et dessiné par l'archéologue Nadine Berthelier-Ajot : un motif moulé, et non gravé à la main une fois la cuve achevée.

Reste la chronologie. Dans notre secteur, le plâtre n'est pas le point de départ mais l'aboutissement. La séquence la mieux lisible, à Rosny-sur-Seine, montre qu'au VIe siècle dominent encore les sarcophages de pierre calcaire — parfois taillés dans des blocs antiques remployés — avant que le VIIe et le début du VIIIe siècle ne fassent basculer vers le plâtre presque général, ou vers la simple inhumation en pleine terre. Reconnaître une croûte de plâtre tapissant la craie, des négatifs de planches dans la masse, un couvercle plat parfois orné de rouelles : c'est lire, du bout des doigts, une petite industrie funéraire de la vallée.

Reconstitution d'un sarcophage de plâtre mérovingien coulé dans sa fosse au moyen d'un coffrage de planches de bois
Reconstitution : la cuve de plâtre coulée sur place, entre le coffrage de bois et la paroi de craie.

Ce geste technique, répété de cimetière en cimetière, fournit l'un des fils conducteurs de l'inventaire qui suit. Car si l'on veut comprendre comment vivaient et mouraient les habitants du confluent au temps des Francs, c'est en faisant le tour de cette couronne de tombes, rive par rive, qu'il faut commencer.

II. La couronne du confluent, rive par rive

Le réseau funéraire que documente l'archéologie n'a rien de dispersé : il forme un anneau presque continu autour du point de jonction Seine-Epte. Sur la rive droite de l'Epte, Sainte-Geneviève-lès-Gasny regarde Gommecourt. Sur la rive gauche de la Seine, Freneuse fait face à Clachaloze. En aval et en amont, Bonnières, Vernon, Rosny, Blaru et Port-Villez complètent la couronne. Partout reviennent les mêmes signatures : sarcophages de plâtre, gobelets carénés ou biconiques, scramasaxe et plaque-boucle. Une aire culturelle homogène, à la frange normande du Bassin parisien.

Sainte-Geneviève-lès-Gasny, en face de Gommecourt

C'est le site le plus directement parlant pour notre village, car il lui fait face de l'autre côté de l'Epte. Au triège de la Vignette, à flanc de coteau exposé au sud-est, un cimetière mérovingien fut repéré une première fois vers 1867 lors de la construction du chemin de fer de Vernon à Gisors, puis dégagé en 1876 par un entrepreneur de maçonnerie, M. Demante, au cours d'un nivellement. Poulain y décrit une vingtaine de sépultures peu profondes, dont les fosses étaient légèrement engagées dans la craie et enduites de plâtre ; quelques-unes renfermaient des cercueils de plâtre fabriqués à part, d'autres de simples cercueils de bois. Toutes orientées est-ouest, la tête tournée vers l'est.

Aux pieds des squelettes, les vases francs caractéristiques. Pas d'armes ici, mais des boucles de ceinturon — dont l'une en fer, à plaque et contre-plaque, porte des traces d'incrustation d'argent et des cabochons de bronze. À une centaine de mètres du château, une sépulture isolée, dégagée dès 1867, livrait un squelette de haute taille accompagné d'une lame de fer, d'une boucle et d'un vase : probablement franque, même si les notices anciennes hésitent à la dater fermement.

L'essentiel, pour notre propos, est qu'à Sainte-Geneviève on connaît aussi l'habitat. Au lieu-dit les Côtes, Poulain a fouillé un fond de cabane mérovingien — une grande fosse rectangulaire de près de six mètres taillée dans la craie, marquée par les traces d'un feu violent, livrant des os de bœuf et des tessons de poterie au treillis caractéristique. Voilà donc, à portée de regard depuis Gommecourt, à la fois où l'on enterrait et où l'on vivait. Nous y reviendrons.

Freneuse, en face de Clachaloze

Sur l'autre rive, dans l'ancienne sablière étendue entre les Noues et le Bois de Freneuse, en bordure de Seine, l'exploitation du sable a détruit en grande partie un cimetière mérovingien avant qu'on ne s'en avise. Des sondages de sauvetage menés en 1979 par P.-J. Trombetta, sur une centaine de mètres carrés, ont tout de même permis d'observer quatorze sépultures. Les six premières étaient des sarcophages de plâtre ; les suivantes, de simples fosses en pleine terre. La dernière, une fosse trapézoïdale aux parois enduites de plâtre, orientée nord-sud, au remplissage charbonneux, contenait une lame de scramasaxe parmi des fragments de fer. Les carrières ont en outre livré trois vases biconiques des VIe-VIIe siècles. Une mention plus ancienne, qui qualifiait certaines sépultures de Freneuse de « gauloises », nous occupera plus loin : elle est un trésor d'histoire des sciences, pas une datation.

Bonnières-sur-Seine, le site le mieux documenté

Sous le centre-ville actuel et autour de l'ancienne église paroissiale Saint-Leuffroy, Bonnières concentre les trouvailles les plus nombreuses de la couronne. La nécropole y est connue par une longue série de découvertes ponctuelles : un sarcophage monolithe à l'est de l'église, accompagné de vases dont l'un renfermait un petit trésor de bronzes très oxydés du Haut-Empire ; des cercueils de plâtre épais dégagés en 1923 près de l'école Saint-Louis ; et, dès 1894, contre le mur de l'ancien cimetière, quatre sarcophages de plâtre et quatre sépultures couvertes de dalles grossièrement taillées.

C'est cependant à la sortie ouest, le long de la nationale 13, que les travaux de voirie ont rencontré le cœur de la nécropole, avec de nombreuses sépultures mérovingiennes. Le mobilier comprenait une importante série de céramiques, une épingle à renflement polyédrique, des boucles et rivets scutiformes de ceinture, et surtout une grande plaque-boucle à bossettes et décor incisé, de type aquitain — datable du VIIe siècle (fin VIIe, peut-être début VIIIe). C'est cette tranchée de route qui devait livrer, un certain mois de juillet 1957, l'une des plus belles fouilles de sauvetage du secteur — et l'une des plus dramatiques.

📖 SCÈNE DE VIE : Sauver les morts sous les bulldozers
Bonnières-sur-Seine, sortie ouest, route départementale n° 133, juillet 1957

La chaleur de juillet fait trembler l'air au-dessus du chantier. On rectifie la départementale ; les engins mordent dans le coteau, et la pelle vient de remonter, mêlés à la terre, des fragments d'os longs et des éclats blanchâtres. Un ouvrier s'arrête, en appelle un autre. Trop tard, déjà : plusieurs sarcophages ont été éventrés par la lame, leurs couvercles débités sans qu'on y prenne garde. Le chantier ne s'arrête pas pour si peu.

Prévenue en hâte, Madame Cammas, conservateur du musée de Beauvais, arrive sur place. Elle ne peut interrompre les travaux — la route doit avancer. Alors elle fait ce qu'elle peut : elle court devant la pelle, relève à la volée, note, ramasse. Sur quatre-vingt-quatre mètres parallèlement à la chaussée, elle reconnaît des tombes en pleine terre orientées vers l'est, et trois grandes fosses équidistantes où s'entassent des ossements en désordre, superposés, beaucoup d'enfants en bas âge. Les tombes sont peu profondes, atteignant rarement un mètre ; on devine encore les traces des cercueils de bois et leurs clous, et par endroits une couche de charbons de bois au-dessus des squelettes. Les dents, remarque-t-elle, sont sans carie.

Quand le chantier s'éloigne enfin, le bilan tient en quelques lignes et beaucoup de regrets : cent sept tombes inventoriées, un seul sarcophage à couvercle tectiforme sauvé entier, et soixante-cinq vases recueillis aux pieds des défunts. Le fer est rare — une épée, deux francisques, deux scramasaxes, sept pointes de lance — mais le bronze offre de petites merveilles : une bague à motif géométrique, un passe-courroie aux deux perroquets affrontés, et une grande plaque-boucle où s'alignent des oiseaux à long cou groupés deux par deux. Ce cimetière, conclura-t-on, appartenait à « un établissement rural sans doute assez pauvre ». Des paysans, donc, et leurs enfants ; et leur mémoire arrachée, page après page, à la lame d'un bulldozer.

Fouille de sauvetage d'une nécropole mérovingienne le long d'une route, sarcophages de plâtre dégagés à la hâte
Reconstitution : la fouille de sauvetage de 1957 à Bonnières, menée au pas de la pelle mécanique (d'après Gallia, 1959).

Le récit de Bonnières vaut leçon de méthode : ces nécropoles n'ont presque jamais été cherchées, elles ont été rencontrées. Ce biais de la découverte, on le retrouvera quand il faudra interpréter le silence de Gommecourt. Pour l'heure, poursuivons le tour de la couronne.

Vernon, une nécropole dans la ville

À Vernon, le passé mérovingien affleure dans presque toutes les rues du centre, sans qu'on ait jamais pu en dresser le plan d'ensemble. Rue Sainte-Geneviève, six sarcophages de pierre en 1950 ; rue Carnot, des sarcophages de pierre et de plâtre en 1952, d'autres en 1993 ; rue Saint-Jacques, deux sarcophages de pierre et cinq inhumations en pleine terre ; rue du Chapitre, sur le parvis de Notre-Dame, cinq cuves de plâtre et une de pierre en 1924, mêlées à un tesson de sigillée et à une monnaie de l'empereur Constantin III ; et jusqu'à un scramasaxe isolé près du Grand Châtelet. Vernon, sur la rive gauche de la Seine — son faubourg de Vernonnet occupant la rive droite —, apparaît ainsi comme une vaste nécropole intra-urbaine dont les foyers se touchent sans qu'on sache les rattacher à un habitat précis.

Encore faut-il ne pas tout confondre : la ville recèle aussi, au lieu-dit du Chant des Oiseaux, une nécropole bien plus ancienne, gallo-romaine, fouillée dès 1844 — squelettes orientés au sud-est, monnaies de Trajan ou d'Antonin glissées dans l'orbite. Celle-là relève de l'Antiquité tardive, non du monde franc, et appartient au récit de la fin du monde romain.

Rosny-sur-Seine, et la première église sur les tombes

À Rosny, sous l'ancienne église Saint-Lubin, l'abbé Thomas a fouillé en 1892 une importante nécropole mérovingienne, complétée par des sondages en 1968 et 1969. Le site offre la rare faveur d'une séquence chronologique lisible. Tout part d'une tombe de la première moitié du VIe siècle, autour de laquelle le cimetière s'est développé : un homme couché avec sa lance à droite, son épée à gauche, un casque à résille posé près de la tête. Au VIe siècle, on taille des sarcophages dans le calcaire local, parfois dans des blocs antiques remployés. Puis, au VIIe et au début du VIIIe siècle, le plâtre l'emporte presque partout, ou bien l'on inhume en pleine terre, et les couvercles se couvrent de motifs nouveaux : rouelles et rosaces, mais aussi des signes chrétiens — une croix d'où pendent l'alpha et l'oméga, exceptionnelle pour la région, jusqu'à une grande croix processionnelle.

Le détail est capital. Sur ce cimetière de plein champ a fini par s'élever un premier édifice chrétien, daté par l'archéologie de la fin du VIIe ou du début du VIIIe siècle. C'est, en miniature, le grand basculement du haut Moyen Âge : on cesse d'enterrer ses morts au large, dans les champs, pour les rapprocher de l'église — l'inhumation ad sanctos, près des saints. L'abondant mobilier recueilli par l'abbé Thomas, déposé au Musée d'archéologie nationale, comprend notamment un objet à décor zoomorphe et un bronze byzantin à inscription du VIe siècle. Rosny tient aussi, on le verra, le rôle de pièce maîtresse dans une vieille méprise savante.

Blaru et Port-Villez, un même ensemble à cheval sur deux communes

Au sud-ouest, le territoire de Blaru porte en réalité deux ensembles funéraires distincts qu'il ne faut plus confondre. À la Chapelle du Chenet, un petit cimetière fouillé en 1894 a livré sept sépultures orientées ouest-est — six en pleine terre, une en sarcophage de calcaire — au mobilier éloquent : une épée fragmentaire, une lance à douille fendue, des haches, une plaque-boucle à décor de vannerie de la première moitié du VIIe siècle, des gobelets carénés dont un décoré à la molette, et une fibule zoomorphe en « S » probablement d'argent. Plus loin, aux Mifaucons, l'extraction de granulat a révélé une nécropole étendue sur cinq mille mètres carrés, dont Poulain examina les fosses enduites de plâtre, et qui livra entre autres un scramasaxe portant encore des restes de bois sur le manche.

Cette nécropole des Mifaucons est sans doute la même que celle qu'un érudit avait observée, à la fin du XIXe siècle, au lieu-dit voisin du Chêne Godon, sur le territoire de Port-Villez — d'où une hache franque et un vase à anse de terre brune près d'un squelette. Mifaucons et Chêne Godon forment donc un seul cimetière à cheval sur deux communes. Port-Villez, sur la rive de la Seine qui regarde Limetz-Villez, conserve par ailleurs son vieil éperon du Camp de César : un site fortifié occupé du Néolithique au haut Moyen Âge, où une bande normande devait établir, au IXe siècle, son camp d'hivernage — mais c'est là une autre histoire, celle des ouvrages fortifiés des vallées de la Seine et de l'Epte et des premiers raids vikings.

Une couronne modeste, à l'échelle de l'Île-de-France

Pour situer ces cimetières, il faut élargir le regard. Le réseau se prolonge en effet vers le plateau du Vexin, où l'on retrouve des sarcophages mérovingiens à Gasny, une vaste nécropole « de l'époque franque » à Écos, une dizaine de sarcophages à Cahaignes — avec une plaque d'or à grenats —, d'autres encore à Bus-Saint-Rémy ; sans oublier la villa de Genainville, qui fabriquait sarcophages et stèles, ou la nécropole voisine de Maudétour-en-Vexin. En aval vers Mantes, Épône offre un beau comparant de sarcophages de plâtre. Plus à l'écart, Saint-Clair-sur-Epte — à quelque quinze kilomètres, sur la ligne de frontière que la rivière deviendra — a livré une fibule aviforme d'argent et trente et un sarcophages.

Et pourtant, comparées aux grandes nécropoles franciliennes — Vicq et ses quelque cinq mille tombes, Maule, Chelles et ses milliers d'inhumations —, nos sépultures du confluent restent modestes. Bonnières et ses cent sept tombes, les quatorze sépultures observées à Freneuse, les cinq mille mètres carrés de Blaru ne sont pas les cimetières d'une élite ou d'une grande agglomération, mais ceux d'un peuplement rural dispersé, denses dans l'addition, pauvres pris un à un. Reste à comprendre ce que ces paysans emportaient dans la tombe — et ce que ce mobilier nous apprend d'eux.

III. Ce que les morts emportaient

Le répertoire des objets se répète d'un cimetière à l'autre avec une régularité qui dessine une culture commune. Du côté des armes : le scramasaxe, ce grand couteau de combat à un seul tranchant ; la francisque ou la hache ; les pointes de lance ; plus rarement l'épée. Du côté de la parure et du vêtement : la plaque-boucle et la boucle de ceinturon, parfois incrustée d'argent, ornée de bossettes « à l'aquitaine », de motifs de vannerie ou de rivets de bronze ; les fibules — aviforme, en « S », damasquinée ; les perles. Et toujours, posés aux pieds du défunt, les gobelets carénés ou biconiques et la céramique grise ou blanche.

Ce mobilier raconte d'abord le rite : on inhume habillé et armé, le mort déposé avec son équipement, comme l'illustre à merveille la tombe inaugurale de Rosny. Il esquisse aussi, mais avec prudence, des marqueurs de genre : les armes accompagnent classiquement les sépultures masculines, les objets de parure plutôt les féminines. À Sainte-Geneviève, Poulain notait justement « pas d'armes, mais des boucles de ceinturons » — sans qu'il faille y voir à coup sûr un cimetière de femmes, tant la conservation joue de tours. Le mobilier hiérarchise enfin les défunts : la qualité du contenant — un sarcophage de pierre taillé vaut mieux qu'une cuve de plâtre, qui vaut mieux que la pleine terre — et la richesse des objets, de la plaque d'or à grenats de Cahaignes à la fibule d'argent de Saint-Clair, séparent les puissants des humbles.

Surtout, à l'échelle des trois siècles, ce mobilier disparaît peu à peu. Du VIe au VIIIe siècle, les tombes se font plus sobres, les armes et les parures plus rares, tandis qu'à Rosny les croix et les monogrammes envahissent les couvercles et qu'une église s'élève sur le cimetière. C'est la trace matérielle de la christianisation : un chrétien n'a plus besoin d'emporter ses biens, et il préfère désormais reposer près de l'église plutôt qu'au milieu des champs. Avant que cette discrétion ne l'emporte, arrêtons-nous toutefois sur l'objet le plus emblématique de ces tombes, et sur le costume du défunt franc.

⚔️ FOCUS : Le scramasaxe et le costume du défunt franc

De toutes les armes des tombes franques, le scramasaxe est la plus caractéristique. C'est un grand couteau à dos épais et à un seul tranchant, dont la lame peut dépasser trente centimètres, à mi-chemin entre l'outil et l'épée courte. On le portait au côté, glissé dans une gaine de cuir suspendue à la ceinture, et il accompagne le défunt jusque dans la fosse : à Freneuse, c'est une lame de scramasaxe que livre la sépulture S14 ; aux Mifaucons de Blaru, un scramasaxe conserve encore des restes de bois sur le manche ; à Bonnières, deux scramasaxes figurent au bilan de la fouille de 1957.

Autour de cette arme se compose tout un costume funéraire. L'homme est inhumé en guerrier — le sax au côté, parfois la francisque, la lance, et pour quelques privilégiés l'épée et le casque, comme à Rosny. La femme est parée : la plaque-boucle ferme une ceinture ouvragée, les fibules retiennent le vêtement aux épaules, des perles de verre et d'ambre ornent le cou. La ceinture elle-même est un objet de prestige, dont nos cimetières offrent toute la gamme : boucle en fer à plaque incrustée d'argent et cabochons de bronze à Sainte-Geneviève, plaque-boucle à bossettes de type aquitain à Bonnières, plaque-boucle à décor de vannerie à Blaru, boucle à rivets de bronze aux Mifaucons.

Il faut résister à la tentation de lire dans ces objets l'arrivée d'un peuple. Une plaque-boucle « franque » sur la ceinture d'un défunt ne dit pas qu'il venait de Germanie : elle dit qu'il — ou plutôt sa famille, ses voisins, sa communauté — avait adopté un costume et un rite devenus, sur trois ou quatre générations, ceux de toute la Gaule du Nord. Le scramasaxe de nos vallées est l'arme d'un paysan du confluent autant que d'un guerrier franc. C'est l'histoire d'une acculturation, lente et profonde, que ces tombes mettent au jour — non celle d'une conquête.

Reconstitution du costume d'un défunt franc inhumé avec son scramasaxe, sa ceinture à plaque-boucle et ses armes
Reconstitution : le costume et l'armement d'un défunt franc du confluent, scramasaxe au côté.

Voilà ce que la science d'aujourd'hui sait lire dans ces sépultures. Mais ce savoir est récent. Pendant longtemps, les mêmes objets — la lance, la boucle, le gobelet — ont été regardés à travers une tout autre grille, et ont valu à nos morts francs une étiquette tenace et fausse.

IV. « Des tombes prises pour gauloises »

Au XIXe siècle, l'archéologie ne disposait d'aucun moyen sérieux pour dater le haut Moyen Âge. Faute de repères, les érudits rangeaient volontiers les sépultures qu'ils trouvaient sous des étiquettes commodes et prestigieuses : « antiques », ou mieux encore « gauloises ». La Carte archéologique le dit sans détour et désigne Rosny-sur-Seine comme cas exemplaire : on y avait, à la fin du XIXe siècle, « correctement fouillé » une nécropole bel et bien mérovingienne, dont certaines tombes furent pourtant qualifiées de « gauloises ». Le même mécanisme jouait à Freneuse, où E. Moussard, en 1893, décrivait des sépultures à parures de cuivre et de bronze qu'il tenait, lui aussi, pour gauloises.

Comment expliquer une telle méprise ? Trois raisons se conjuguent. La première est de terrain : à Rosny comme à Bonnières, les vestiges antiques et les tombes franques cohabitaient sur le même sol — bas-reliefs romains remployés comme cuves de sarcophage, incinérations et monnaies romaines mêlées aux inhumations chrétiennes. De quoi brouiller les pistes. La deuxième est intellectuelle : l'érudition locale lisait le paysage à travers la grille de l'Antiquité nationale, et le titre même d'un ouvrage comme les Antiquités gauloises et gallo-romaines de l'arrondissement de Mantes d'Armand Cassan dit assez l'air du temps — « gaulois » était souvent le seul mot disponible pour « ancien et indigène ».

Encore faut-il rendre justice à Cassan, dont la Statistique de l'arrondissement de Mantes (1833) montre qu'il savait parfaitement, lui, reconnaître les Francs. À Houdan, il signale les « armes franques » exhumées des fouilles et des habitants installés là « sous les rois de la race mérovingienne » ; ailleurs, il fait de la francisque, « cette large hache à deux tranchants », l'image même de la conquête franque. Il n'est d'ailleurs cité par les archéologues que pour les trouvailles romaines de Rosny : rien, dans son œuvre, ne le montre baptisant « gauloises » des sépultures franques. Cassan est le symptôme d'une époque, non le coupable de la méprise — laquelle revient nommément, dans notre secteur, à E. Moussard décrivant en 1893 les sépultures de Freneuse. La troisième raison, enfin, est technique : la typo-chronologie des plaques-boucles, des scramasaxes et des gobelets — celle qui permet aujourd'hui de dater ces tombes du VIe au VIIIe siècle — n'existait tout simplement pas encore.

C'est elle qui a tout changé. En restituant patiemment les séquences d'objets, des savants comme Patrick Périn ont doté l'archéologie mérovingienne d'un cadre chronologique solide — au point que les notices de nos villages renvoient désormais à ses « types » (la lance de Blaru relève du type 4, la fibule en « S » du type 36). La bonne fouille de Rosny en 1892, les reprises du XXe siècle et l'étude du mobilier déposé au Musée d'archéologie nationale ont ainsi rendu ces nécropoles à leur véritable époque. La morale est claire, et vaut pour tout cet article : « gauloise » n'est jamais une datation, mais un fait d'histoire des sciences — le témoin émouvant d'un temps où l'on cherchait, sans encore savoir lire, le visage de ses ancêtres.

📖 SCÈNE DE VIE : L'érudit devant ses sarcophages
La Chapelle du Chenet, Blaru, automne 1894

Le notable est arrivé de bon matin, en redingote, son carnet à la main. On lui a dit qu'en creusant près de la chapelle, les ouvriers avaient mis au jour des tombes ; il est venu voir, comme on vient voir une curiosité. Sept sépultures, alignées ouest-est, dont une seule logée dans une cuve de calcaire. Il fait dégager doucement, note l'orientation, croque les objets que la terre rend un à un : une épée rongée par la rouille, une lance à la douille fendue, des haches, un gobelet à la panse carénée joliment décoré à la molette, et — sa préférée — une petite fibule en forme de « S », qu'il croit d'argent.

Il tourne et retourne la fibule dans la lumière. Que dire de ces gens ? Le mot lui vient tout seul, celui que tout le monde emploie, celui qu'il a lu dans les bons auteurs : ce sont là des sépultures gauloises. Des armes, des bijoux barbares, l'orientation des corps — cela suffit à son verdict. Il ignore que ces gobelets carénés ont des frères exacts à Freneuse et à Bonnières ; que cette plaque-boucle, cette lance, cette fibule portent en elles une date précise, le VIIe siècle pour les unes, le VIe pour les autres ; que ces morts ne sont pas les contemporains de Vercingétorix mais ceux, bien plus proches, des derniers rois mérovingiens. Il lui manque, pour le savoir, un demi-siècle d'archéologie.

Il referme son carnet, satisfait, emporte la fibule pour sa collection. Son erreur n'est pas une faute : c'est l'honnête méprise d'un homme qui regarde sans la clef. Il faudra attendre la fouille rigoureuse de Rosny, deux ans plus tôt déjà commencée, et tout le patient travail de classement du siècle suivant, pour rendre à ces gobelets et à cette épée leur véritable âge — et à ces paysans du confluent leur vrai nom : des Francs, ou plutôt des Gallo-Romains devenus francs, morts au bord de l'Epte et de la Seine.

Un érudit du XIXe siècle examinant le mobilier d'une fouille de sépultures mérovingiennes, carnet à la main
Reconstitution : l'antiquaire de 1894 face à des tombes franques qu'il croit « gauloises ».

Cette enquête historiographique éclaire enfin le paradoxe annoncé en ouverture. Car si l'on a si bien appris à reconnaître ces tombes partout autour de Gommecourt, comment se fait-il qu'au village même, on n'en ait jamais trouvé ?

V. Gommecourt, le village muet

Disons-le nettement : le sol de Gommecourt n'a livré, à ce jour, aucune nécropole mérovingienne. Le seul indice du haut Moyen Âge à l'intérieur du finage est un habitat, repéré au lieu-dit des Longues Rayes lors de prospections menées par Yvan Barat en 1981 et 1982 : une petite occupation antique et alto-médiévale, dont la céramique granuleuse — un vase globulaire, un pot — peut être attribuée à l'extrême fin du haut Moyen Âge. Un habitat, donc, pas une tombe.

Toutes les autres trouvailles gommecourtoises sont gallo-romaines, et il importe de ne pas les surinterpréter. La carrière du Bosquet, ouverte vers 1888, a donné des murs, un foyer, des amphores et deux meules à grain. Les Sablons abritaient un petit habitat des IIIe-Ve siècles. Et la découverte que Poulain rapportait en 1922, « au pied de la colline » — une meule en poudingue, des amphores, divers débris romains —, est elle aussi romaine, et nullement funéraire. C'est un point d'attention : dans le même texte où il décrit les tombes franques de Sainte-Geneviève, Poulain ne signale à Gommecourt que des vestiges romains. Aucune sépulture, aucun objet franc.

Faut-il en conclure que Gommecourt fut, au temps des Francs, un vide humain au milieu d'une vallée peuplée ? Ce serait une faute de raisonnement. Deux arguments l'interdisent. Le premier est le biais de la découverte, déjà rencontré à Bonnières : nos nécropoles n'ont été révélées que par accident — sablières de Freneuse et de Blaru, tranchée de route à Bonnières, chemin de fer et nivellements à Sainte-Geneviève, travaux urbains à Vernon et à Rosny. Là où l'on a creusé, on a trouvé. Gommecourt n'a tout simplement pas connu d'équivalent ; et il a suffi qu'une prospection ciblée s'y déroule, en 1981, pour qu'une occupation alto-médiévale apparaisse aussitôt. L'absence de nécropole y est très probablement une absence de fouille, non une absence de population.

Le second argument tient à la géographie même de la couronne. Sainte-Geneviève-lès-Gasny, qui fait directement face à Gommecourt de l'autre côté de l'Epte, possède à la fois sa nécropole de la Vignette et son habitat des Côtes. À l'échelle de cette portion de vallée, les morts de Sainte-Geneviève et les vivants de Gommecourt appartiennent au même peuplement franc du confluent. La couronne de cimetières — Freneuse, Bonnières, Vernon, Rosny, Blaru, Port-Villez, Sainte-Geneviève — encadre précisément Gommecourt : il serait archéologiquement incohérent que ce point unique ait été désert. Le village n'est pas muet parce qu'il n'avait rien à dire, mais parce que personne, encore, n'est venu l'écouter sous terre.

Conclusion : un carrefour qui devient une frontière

La couronne de tombes que nous venons de parcourir n'est pas un simple inventaire d'os et d'objets. Elle dessine, au seuil de l'an mil, le portrait d'une vallée densément habitée, d'un peuplement rural modeste mais continu, attaché à ses coteaux et à ses gués depuis des générations — et lentement gagné, dans la mort comme dans la vie, par les usages francs puis par la foi chrétienne, dont l'église de Saint-Lubin à Rosny marque la première empreinte sur nos terres.

Mais ces cimetières ont aussi le pied posé sur une ligne que l'histoire va bientôt durcir. L'Epte que bordent Sainte-Geneviève et Gommecourt, la Seine que surveille le vieil éperon du Camp de César à Port-Villez : ces deux cours d'eau deviendront, au siècle suivant, l'enjeu des raids normands — l'île de Jeufosse et l'Augustudunas des hivernages vikings ne sont plus très loin — puis, en 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, la frontière entre le royaume des Francs et la jeune Normandie. Le confluent qui fut, depuis la préhistoire, un carrefour d'échanges et de passages, s'apprête à devenir une marche disputée, une couture entre deux mondes. Nos morts mérovingiens reposent déjà, sans le savoir, de part et d'autre d'une ligne à venir.

C'est cette histoire que prolongent les pages consacrées au haut Moyen Âge et au Moyen Âge classique : la fortification des vallées, l'affirmation de la frontière, et la lente cristallisation du Vexin français face au Vexin normand — sur les rives mêmes où les Francs avaient enterré leurs pères.

Sources et pour aller plus loin

L'essentiel des données réunies ici provient des trois volumes de la Carte archéologique de la Gaule couvrant le secteur : Y. Barat, Les Yvelines (78) (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres / Maison des Sciences de l'Homme, 2007) ; D. Cliquet, L'Eure (27) (1993) ; et M. Wabont et al., Le Val-d'Oise (95) (2006). La source de premier rang pour Sainte-Geneviève-lès-Gasny et pour ce qui a été observé à Gommecourt reste la note d'Alphonse-Georges Poulain, « Découvertes archéologiques à Sainte-Geneviève-lès-Gasny (Eure) et à Gommecourt (Seine-et-Oise) », Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques, tome XXIV, présentée à la séance du 30 avril 1922.

La fouille de sauvetage de Bonnières en 1957 est connue par les Informations archéologiques de Gallia, tome 17 (1959), circonscription de Paris, qui en livre le détail. Pour la datation des tombes et de leur mobilier, on se reportera aux travaux fondateurs de Patrick Périn, La datation des tombes mérovingiennes (Droz, 1980), et à la Chronologie normalisée du mobilier funéraire mérovingien entre Manche et Lorraine (R. Legoux, P. Périn, F. Vallet) ; pour la rive normande, à Claude Lorren, Fibules et plaques-boucles à l'époque mérovingienne en Normandie. Le mobilier de Rosny a été publié par Nadine Berthelier-Ajot (1979). Le cadre historiographique « gaulois » s'éclaire enfin à la lecture d'Armand Cassan, Statistique de l'arrondissement de Mantes (1833).

Pour voir ces objets, trois musées : le Musée d'archéologie nationale, à Saint-Germain-en-Laye, qui conserve le mobilier de Rosny aux côtés des grandes nécropoles de l'Ouest parisien ; le musée de l'Hôtel-Dieu, à Mantes-la-Jolie, où sont déposés le scramasaxe et la pointe de lance de Bonnières ; et le musée Blanche Hoschedé-Monet (anciennement musée A.-G. Poulain), à Vernon, dont les collections gardent la mémoire archéologique du secteur.

Cet article s'inscrit dans le fil rouge du site : Gommecourt, carrefour permanent du confluent Seine-Epte. À lire aussi : La fin du monde romain au confluent, Gommecourt et la vallée de l'Epte, et Note sur trois ouvrages fortifiés des vallées de la Seine et de l'Epte.