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La viticulture en vallée de Seine : Gommecourt et ses hameaux (XVIIe–XIXe siècles)

Un vignoble rural entre économie locale et paysages de coteaux

Du XVIIe au XIXe siècle, la vigne structure les coteaux de la vallée de la Seine à Gommecourt et à Clachaloze, façonnant paysages, pratiques agricoles et économie locale.

Un paysage viticole disparu

Lorsqu'on parcourt aujourd'hui les coteaux calcaires de la vallée de Seine entre Mantes et La Roche-Guyon, on découvre un paysage de pelouses rases parsemées d'orchidées sauvages, de genévriers et de taillis. Rien ne laisse deviner qu'il y a moins de deux siècles, ces mêmes pentes portaient des milliers d'hectares de vignes. Pourtant, du XVIIe au XIXe siècle, la viticulture constituait la principale activité économique de ces territoires.

En 1789, la région parisienne comptait environ 25 000 hectares de vignes, dont 15 000 en aval de Paris. À Gommecourt, dont le hameau de Clachaloze dépend depuis le XVᵉ siècle, les cahiers de doléances témoignent sans ambiguïté : "la vigne constitue la principale ressource du territoire communal". Un siècle plus tard, ce vignoble avait pratiquement disparu.

Cette mutation foudroyante a transformé le paysage, bouleversé l'économie locale et profondément marqué la société rurale. Comprendre ce basculement, c'est saisir comment un territoire peut passer en quelques décennies d'une monoculture prospère à l'abandon quasi total de son activité séculaire.

L'apogée d'une économie viticole (XVIIe-XVIIIe siècles)

Un vignoble en expansion continue

Du Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, le vignoble parisien n'a cessé de se développer pour répondre aux besoins toujours croissants de la capitale. Cette expansion s'explique par plusieurs facteurs : la proximité d'un marché urbain considérable, l'amélioration des techniques de culture et de vinification, et l'investissement des seigneurs et des communautés religieuses dans cette activité lucrative.

Carte vignoble parisien 1789

Vu schématique du vignoble parisien en 1789
Gommecourt dans le vignoble parisien
Cette carte situe Gommecourt et son hameau de Clachaloze dans l'ensemble viticole parisien de 1789. Les 25 000 hectares de vignes de la région parisienne se répartissaient en plusieurs zones : autour de Paris intra-muros, dans la vallée de la Bièvre au sud, à Argenteuil au nord-ouest, et surtout dans la **vallée de Seine en aval de Paris** où se concentraient 15 000 hectares. Gommecourt se trouve à environ 70 kilomètres de la capitale, sur les coteaux calcaires de la rive droite de la Seine, entre Mantes et La Roche-Guyon. Cette position géographique explique l'importance de la viticulture locale : proximité du marché parisien, sols calcaires bien drainés, coteaux exposés au sud.

À la veille de la Révolution, le vignoble couvrait 25 000 hectares en région parisienne, dont 15 000 en aval de Paris, dans la vallée de la Seine. Les coteaux bien exposés — ceux que les habitants appelaient la "côte droit" — étaient particulièrement recherchés pour la vigne. Les sols calcaires, les pentes orientées au sud, l'ensoleillement et le drainage naturel offraient des conditions idéales pour la viticulture.

Gommecourt, commune viticole
La commune de Gommecourt s'étendait sur environ 800 hectares au XVIIIᵉ siècle. Elle comprenait le bourg principal et deux hameaux : **Clachaloze** (attesté dès le XVᵉ siècle) niché au pied des coteaux en bordure de Seine, et **Villez**. Les vignes couvraient l'essentiel des coteaux bien exposés, tandis que le plateau restait dévolu aux cultures céréalières. Le terroir communal combinait ainsi trois types d'espaces complémentaires : les prairies de fond de vallée (fauche et pâture), les coteaux viticoles, et les terres labourables du plateau. Cette organisation tripartite structurait l'économie locale jusqu'au milieu du XIXᵉ siècle.

La vigne, principale ressource économique

L'importance de la viticulture dans l'économie locale transparaît clairement dans les cahiers de doléances rédigés en 1789. À Gommecourt, le constat est sans appel : la vigne constitue la principale ressource du territoire communal. Les vignerons représentent une part considérable de la population active, et la commercialisation du vin structure les échanges avec Paris et les marchés régionaux.

Cette domination économique de la vigne se traduit dans l'organisation du territoire : le parcellaire est adapté à la culture en coteaux (lanières perpendiculaires à la pente pour faciliter le travail), les chemins permettent l'accès aux parcelles escarpées, et la commune dispose d'équipements collectifs dédiés au pressage et à la conservation du vin.

L'organisation seigneuriale : les pressoirs banaux

Le monopole du pressoir

Les vignerons de la vallée de Seine étaient soumis à une contrainte caractéristique de l'Ancien Régime : l'obligation d'utiliser le pressoir banal du seigneur. À Gommecourt et dans ses hameaux, les habitants devaient "porter eux-mêmes leur vin" au pressoir seigneurial de La Roche-Guyon et payer une redevance pour ce service obligatoire.

Cette contrainte figurait parmi les griefs exprimés dans les cahiers de doléances de 1789, où les habitants réclamaient plus de liberté dans l'exercice de leurs activités agricoles. Le pressoir banal incarnait le pouvoir seigneurial sur la vie économique locale et représentait une charge financière non négligeable pour les vignerons.

Des installations monumentales

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Pressoir banal en activité dans une bove
Un pressoir seigneurial en activité
Cette reconstitution montre l'intérieur d'un pressoir banal installé dans une grotte creusée dans la falaise calcaire (bove). Trois vignerons actionnent le levier horizontal pour faire tourner la massive vis en chêne qui comprime le marc de raisin disposé sur les plateaux empilés. Le jus s'écoule goutte à goutte dans le bassin de collecte en pierre (auge) avant d'être transféré en tonneaux. Les paniers de raisin attendent leur tour, tandis que la vapeur s'échappe de la masse en fermentation. L'éclairage aux torches crée une atmosphère de travail intense dans cet espace souterrain. Ces installations monumentales existaient dans la région de Gommecourt avant leur démantèlement à la fin du XIXe siècle.

Les pressoirs seigneuriaux étaient des équipements imposants, souvent installés dans des grottes creusées dans la falaise calcaire — ces "boves" caractéristiques de la vallée de Seine. À Mousseaux-sur-Seine, le pressoir occupait une caverne de 14 mètres de profondeur. Ces installations bénéficiaient d'une température stable et d'une humidité naturelle favorables à la vinification.

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Vue interprétative en coupe d'un pressoir dans une bove
Coupe d'un pressoir banal dans une "bove"
Cette illustration en coupe frontale montre l'implantation d'un pressoir seigneurial dans une grotte creusée (bove) au niveau du sol. La voûte arrondie, excavée dans la craie, protégeait l'installation des intempéries tout en maintenant une température stable. Le mécanisme se compose d'une massive vis en chêne (5-6 mètres) actionnée par un levier horizontal. Le marc de raisin, disposé sur les plateaux empilés, est progressivement comprimé : le jus s'écoule goutte à goutte dans le bassin de collecte en pierre (auge) avant d'être transféré en tonneaux. Les paniers en osier servaient au transport du raisin depuis les vignes. Ce type d'installation existait dans la région avant son démantèlement à la fin du XIXe siècle.

Le pressoir qui desservait la commune de Gommecourt était un équipement seigneurial majeur. À la fin du XIXe siècle, lorsque la viticulture locale s'effondra, ces pressoirs furent démantels. Leurs bois — du chêne durci par les siècles et imprégné de vin — furent recherchés par les ébénistes et menuisiers. Un document de 1920 évoque ainsi des "précieux bois de chêne" provenant des pressoirs de la région, débités en planches pour la fabrication de meubles anciens.

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Plan technique du pressoir de Mousseaux-sur-Seine
Le pressoir de Mousseaux : un modèle régional
Ce plan technique, relevé dans les années 1920 par le Bulletin de la Commission des antiquités de Seine-et-Oise, montre le pressoir de Mousseaux-sur-Seine, dernier pressoir banal intact de la région. Installé dans une "bove" (grotte creusée dans la falaise calcaire), il illustre le type d'équipement seigneurial qui existait dans la vallée de Seine avant le démantèlement des pressoirs. La massive vis en chêne, les plateaux empilés et le système de pression témoignent de l'importance de la viticulture locale jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les dimensions considérables de ces installations — la tour du pressoir de Jeufosse mesurait 6 mètres de diamètre intérieur — expliquent la valeur des bois récupérés lors de leur démantèlement.

Le vigneron parisien : portrait social

Un petit propriétaire relativement aisé

Le vigneron de la région parisienne n'est pas un simple journalier agricole : c'est un petit propriétaire. Avec un hectare de vigne, rarement deux, et autant de terre pour les grains et les légumes, il a de quoi s'occuper et vit dans une "honnête aisance", comme le note l'historien Marcel Lachiver dans son ouvrage de référence sur la viticulture parisienne.

Sa maison témoigne de cette relative prospérité : c'est une construction en pierre — pas en torchis ou en colombage — toujours couverte de tuiles, souvent en hauteur pour dominer la pente. Cette maison abrite généralement une cave pour la conservation du vin et des provisions.

Le vigneron est farouchement attaché à sa terre. Il la travaille lui-même avec sa famille, n'employant que rarement de la main-d'œuvre extérieure. Cette propriété, transmise de génération en génération, constitue le capital familial et l'assise sociale dans la communauté villageoise.

Une communauté enracinée et organisée

L'endogamie villageoise est très forte chez les vignerons : ils ne consentent guère à sortir de leur village, même pour prendre femme. Le mariage est particulièrement tardif : 27,9 ans en moyenne pour les garçons, 26 ans pour les filles dans la dernière décennie de l'Ancien Régime. Ces mariages tardifs s'expliquent par la nécessité d'attendre l'héritage ou l'accumulation d'un capital suffisant pour s'établir.

Les vignerons forment une communauté organisée. Le registre de la paroisse de Limetz (commune voisine), conservé de 1784 à 1793, offre un témoignage exceptionnel de cette vie collective. Les habitants s'assemblent régulièrement "en état de commun, au son de la cloche, à l'issue des vêpres paroissiales et à la tablette ordinaire" pour délibérer des affaires communes.

Le registre de Limetz : la vie d'une communauté viticole (1784-1793)
Le registre de paroisse de Limetz, coté et paraphé par le bailli de La Roche-Guyon en 1784, offre un témoignage précieux sur l'organisation de la vie communautaire dans un village vigneron. On y trouve la nomination annuelle des "messiers" (gardes champêtres chargés de surveiller les vignes), la fixation du "ban de vendanges" (date d'ouverture officielle de la récolte), la réglementation des "raiteleurs publiques" (glaneurs de raisin), et les délibérations sur l'entretien des chemins viticoles. Ces assemblées, présidées par le syndic de la paroisse, réunissaient les "principaux habitants" pour décider collectivement des affaires touchant au vignoble et à son exploitation. Après 1789, ce même registre montre la continuité de ces pratiques sous la forme nouvelle de la municipalité révolutionnaire.

Ces assemblées décident de tout ce qui concerne la viticulture : la nomination des gardes champêtres (messiers) chargés de surveiller les vignes, la fixation du ban de vendanges (date d'ouverture officielle de la récolte), la réglementation du glanage et du grappillage, l'entretien des chemins et des équipements collectifs.

Scènes de la vie viticole au XVIIIᵉ siècle
Les archives ecclésiastiques et judiciaires de Seine-et-Oise conservent de savoureuses traces de la vie quotidienne des vignerons et propriétaires de vignes. **L'enracinement du vigneron** : Parmi les demandes de dispenses de mariage adressées à l'Officialité, on trouve celle d'un vigneron de Gommecourt qui "souhaite épouser une fille de la même localité ; pour la raison que, s'il faisait choix de fille d'une autre paroisse, il souffriroit un dommage considérable par la perte de ses vignes, qu'il ne pourroit cultiver commodément". Cette requête illustre parfaitement l'enracinement territorial des vignerons : leur vie économique, leurs parcelles dispersées sur le territoire communal, leur organisation du travail — tout les attachait à leur paroisse d'origine. Épouser une fille d'ailleurs, c'était risquer de devoir s'éloigner de ses vignes et compromettre leur exploitation. **Le vol de vin de Clachaloze (1742)** : Les archives judiciaires révèlent une affaire truculente. Philippe Le Goux, bourgeois de Mantes possédant "une maison et lieux scitués à Clachalause, paroisse de Gommecourt", porte plainte contre des voleurs particulièrement audacieux. Profitant du fait que son épouse était couchée dans une chambre éloignée, des quidams se sont introduits de nuit dans la maison **pendant six semaines**. Ils ont commis un "tort considérable" : mangeant la plus grande partie d'un porc salé, volant les pigeons de la volière, buvant et emportant le vin de la cave dans des seaux. Mais le plus remarquable est leur stratagème : ils ont vidé **sept demi-muids de vin** (environ 5 000 litres !), qu'ils ont remplis d'eau. Pour "qu'on ne s'apperçût pas de leur degast par le deffaut de couleur dudit vin", ils ont astucieusement ajouté "un quart de vin noir d'Espagne" dans chaque tonneau pour en donner la couleur. Cette affaire témoigne de l'importance des stocks de vin à Clachaloze — même chez un bourgeois de Mantes qui n'était pas vigneron de profession mais possédait une propriété viticole. Elle illustre aussi le caractère isolé du hameau, où un tel forfait put se prolonger six semaines avant d'être découvert. ![vol-vin-clachaloze-1742](Vol-de-vin-clachaloze.jpg "Vol de vin dans une bove à Clachaloze, 1742") **Reconstitution du vol nocturne** : Cette illustration reconstitue la scène du vol rocambolesque de 1742. Dans une bove (cave creusée dans la craie) de Clachaloze, trois voleurs opèrent à la lueur d'une lanterne. L'homme en gilet rouge verse le vin d'un tonneau dans des seaux en bois, celui en vert ajoute du "vin noir d'Espagne" dans un tonneau rempli d'eau pour masquer le vol en lui donnant la couleur du vin, tandis que le troisième surveille nerveusement avec la lanterne. Les murs de craie blanc-crème, creusés à la main, sont caractéristiques des boves de la vallée de Seine. Pendant six semaines, ce manège se répéta chaque nuit avant que Philippe Le Goux ne découvre le forfait. Sept demi-muids (environ 5 000 litres) furent ainsi pillés. Sources : Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Seine-et-Oise. Archives ecclésiastiques. Série G, Gallica BnF.

Production et commerce du vin

Rendements et qualité

Le vignoble parisien atteint, à la fin du XVIIIᵉ siècle, des rendements remarquables pour l'époque : 50 à 60 hectolitres par hectare. Ces chiffres impressionnants s'expliquent par l'intensification de la culture et l'amélioration des techniques viticoles.

Malheureusement, cette productivité se fait au détriment de la qualité. Les vignerons ont tendance à sacrifier la qualité à la quantité : le vin produit est médiocre, acide, peu alcoolisé. Il ne trouve plus guère de débouchés que dans les guinguettes situées hors des barrières de Paris, où il est consommé par les classes populaires urbaines qui profitent des prix plus bas (absence de droits d'octroi).

Cette dégradation de la qualité fragilise progressivement la position du vignoble parisien face à la concurrence des vins de Bourgogne et, plus tard, du Midi.

Une fiscalité écrasante mais inefficace

Sous l'Ancien Régime, le vin est soumis à une fiscalité écrasante et vexatoire. Le système de la Ferme générale multiplie les taxes, les contrôles, les tracasseries administratives. Les vignerons doivent payer des droits d'entrée pour faire entrer leur vin à Paris, des taxes sur la vente, des redevances seigneuriales.

Paradoxalement, cette pression fiscale "n'a jamais réussi à décourager le vigneron", comme le souligne Marcel Lachiver. Elle a seulement contribué à le rendre révolutionnaire. Les cahiers de doléances de 1789 sont pleins de récriminations contre ces charges qui pèsent sur la viticulture et demandent leur suppression ou leur allègement.

Le tournant révolutionnaire (1789-1815)

1er mai 1791 : la suppression de la Ferme

La suppression du système de la Ferme générale, le 1er mai 1791, fut saluée par les vignerons avec des "transports de joie". Ils voyaient enfin disparaître les taxes qui étouffaient leur activité et espéraient une ère nouvelle de prospérité libérée des entraves de l'Ancien Régime.

Paradoxalement, cette date marque le début de la décadence du vignoble parisien. La joie des vignerons fut de courte durée : les difficultés s'accumulèrent rapidement, conduisant à un déclin qu'aucune mesure ne put enrayer.

Les difficultés de la période révolutionnaire

La Révolution et l'Empire apportèrent leur lot de troubles qui perturbèrent profondément la viticulture :

Les problèmes de ravitaillement : Pendant la Révolution française, n'arrivant plus à se ravitailler en grains, les vignerons durent arracher une partie de leurs vignes pour planter des pommes de terre et assurer leur subsistance. Cette conversion forcée marqua le début d'un mouvement de régression du vignoble.

La concurrence des vins de Bourgogne : La libéralisation du commerce permit aux vins de Bourgogne de meilleure qualité de concurrencer directement les productions locales sur le marché parisien. Le vin médiocre de la région parisienne ne pouvait soutenir la comparaison.

Les guerres napoléoniennes : Les conflits constants de l'Empire perturbèrent les circuits commerciaux, mobilisèrent une partie de la main-d'œuvre et désorganisèrent l'économie rurale.

Ces difficultés cumulées ébranlèrent un vignoble déjà fragilisé par la médiocrité de sa production. Mais le coup de grâce viendrait d'ailleurs.

Le déclin brutal (1850-1900)

Les trois fléaux de la vigne

À partir du milieu du XIXe siècle, trois calamités convergèrent pour anéantir définitivement la viticulture de la vallée de Seine. Prises isolément, chacune aurait pu être surmontée. Combinées, elles furent fatales.

Timeline trois fléaux

Les trois fléaux de la vigne 1840-1900
Une convergence fatale
Cette chronologie montre comment les trois fléaux se sont enchaînés en l'espace de 60 ans. Les gelées printanières répétées (1840-1850) affaiblissent d'abord les vignes. L'oïdium arrive d'Amérique en 1850, suivi du mildiou dans les années 1860-1870. Le phylloxéra, insecte ravageur, porte le coup de grâce entre 1870 et 1880. Chaque fléau, pris isolément, aurait pu être surmonté. Mais leur accumulation, combinée à la concurrence des vins méridionaux, rend toute reconversion impossible. En 1900, la production est quasi nulle.

1. Les gelées printanières

Les gelées de printemps, qui détruisent les jeunes pousses et les bourgeons, ont toujours été un risque pour la viticulture. Mais à partir des années 1840-1850, elles devinrent répétées et particulièrement destructrices.

Ces gelées tardives, survenant après le débourrement de la vigne, anéantissaient les récoltes année après année. Les vignerons, privés de revenus plusieurs années de suite, s'endettaient et perdaient courage. Certains commençaient à arracher leurs vignes pour les remplacer par d'autres cultures.

2. Les maladies cryptogamiques

Dans les années 1850, une nouvelle menace apparut : l'oïdium, maladie cryptogamique qui recouvre les feuilles et les grappes d'un feutrage blanchâtre et compromet gravement la récolte. Cette maladie, arrivée d'Amérique, se propagea rapidement dans tous les vignobles français.

L'oïdium affaiblit progressivement les ceps. Les vignerons durent apprendre à traiter leurs vignes au soufre, technique nouvelle et coûteuse. Mais à peine commençaient-ils à maîtriser l'oïdium qu'une nouvelle maladie apparut : le mildiou, dans les années 1860-1870.

Le mildiou, causé par un champignon microscopique, provoque le dessèchement des feuilles et la pourriture des grappes. Les traitements à base de sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) furent mis au point, mais ils représentaient un investissement important pour les petits vignerons déjà fragilisés.

3. Le phylloxéra : le coup fatal

Le coup de grâce vint d'un minuscule insecte : le phylloxéra. Cet insecte ravageur, arrivé d'Amérique du Nord dans les années 1860, s'attaque aux racines de la vigne et provoque la mort du cep en quelques années.

Le phylloxéra se propagea inexorablement dans tous les vignobles français. Les vignes de la région parisienne, déjà affaiblies par les gelées et les maladies cryptogamiques, furent anéanties dans les années 1870-1880. Les vignerons assistèrent, impuissants, à la mort progressive de leurs vignes.

Les tentatives de sauvetage échouent

Face à cette catastrophe, des solutions furent recherchées. La principale consistait à replanter sur porte-greffes américains résistants au phylloxéra. Cette technique, qui finit par sauver la viticulture française, se heurta à plusieurs obstacles dans la région parisienne.

Les difficultés de la replantation

Les nouveaux cépages greffés sur porte-greffes américains produisaient moins que les anciennes vignes. Les rendements, déjà affectés par les maladies, chutèrent encore. Les vignerons qui tentèrent la replantation constatèrent que leur exploitation n'était plus rentable.

Le coût de la replantation était élevé : il fallait arracher les vieilles souches, préparer le terrain, acheter les plants greffés, attendre plusieurs années avant la première récolte. Beaucoup de petits vignerons n'avaient pas les moyens financiers de cette reconversion.

Une concurrence écrasante

Au même moment, la révolution des transports transformait radicalement le marché du vin. Le développement du chemin de fer permit aux vins du Midi — bien meilleurs et moins chers — d'arriver en masse dans la capitale.

Les vins de la région parisienne ne pouvaient plus rivaliser. Leur qualité médiocre, leur coût de production élevé (main-d'œuvre, terres chères), leur faible rendement après replantation les condamnaient face aux vins méridionaux qui inondaient désormais le marché parisien.

Les tentatives de replantation "en remplacement de la vigne" s'avérèrent peu rentables. La concurrence des grands vignobles méridionaux rendait l'exploitation locale non compétitive.

L'effondrement en chiffres

La chute vertigineuse de la production

Les chiffres témoignent de la brutalité de l'effondrement. Pour la commune de Gommecourt (incluant les hameaux de Clachaloze et Villez), la monographie communale de 1899 fournit des données précises :

  • Avant 1850 : production de plusieurs milliers d'hectolitres
  • 1890 : production de 450 hectolitres seulement, soit "en forte baisse"
  • Fin XIXe siècle : production quasi nulle

Graphique chute production

Effondrement de la production viticole à Gommecourt 1850-1900
Effondrement de la production en 50 ans
Ce graphique illustre la brutalité de l'effondrement viticole à Gommecourt. Avant 1850, la production atteignait environ 3 000 hectolitres par an. En 1890, elle n'était plus que de 450 hectolitres, soit une chute de 85%. À la fin du XIXe siècle, la production était devenue quasi nulle. Cette courbe descendante témoigne de la convergence fatale des trois fléaux (gelées, maladies cryptogamiques, phylloxéra) et de la concurrence écrasante des vins du Midi.

En quelques décennies, la production a chuté de plus de 90 %. Ce qui était la principale ressource économique du territoire a pratiquement disparu.

Conséquences humaines et matérielles

Les conséquences de cet effondrement furent dramatiques pour la population locale :

Démantèlement des équipements : Les pressoirs, devenus inutiles, furent démontés entre 1880 et 1920. Leurs précieux bois de chêne furent vendus aux ébénistes et menuisiers qui les transformèrent en meubles. Les boves (grottes qui abritaient les pressoirs) furent abandonnées ou reconverties.

Exode rural : Les vignerons durent se reconvertir ou partir. Beaucoup de jeunes quittèrent les villages pour chercher du travail ailleurs. La demande de main-d'œuvre agricole s'effondra avec la disparition de la vigne.

Déclin démographique : Marcel Lachiver constate qu'en 1901, la population des pays de vignoble était tombée au-dessous du niveau des plus mauvaises années du XVIIIe siècle. Le vignoble n'avait pas seulement disparu : toute une société s'était effondrée avec lui.

Les mutations démographiques

L'histoire démographique des communautés vigneronnes révèle des transformations profondes qui accompagnèrent et parfois précédèrent le déclin du vignoble.

La limitation des naissances avant le déclin

L'analyse démographique menée par Marcel Lachiver sur neuf villages vignerons (dont Gommecourt) révèle un phénomène remarquable : la fécondité des vignerons commence à diminuer dès les années 1760-1780, bien avant l'effondrement du vignoble.

Cette baisse précoce de la fécondité s'explique selon Lachiver par les "difficultés économiques si souvent décrites dans les vingt-cinq années qui ont précédé la Révolution, difficultés aggravées par le fait que les générations nombreuses nées après la crise des années 1740 sont arrivées à l'âge de la reproduction".

Face à ces difficultés, les couples vignerons adoptent une "contraception d'espacement" : ils espacent les naissances pour limiter le nombre d'enfants à charge. Ce comportement témoigne d'une certaine rationalité économique et d'une anticipation des difficultés à venir.

L'accélération après 1789

À partir de 1789, la limitation des naissances s'accentue encore. Il ne s'agit plus seulement d'espacer les naissances, mais d'une véritable "contraception d'arrêt" : à partir des mariages de 1810, on observe "un refus de la vie chez certains couples", note Lachiver.

Cette limitation drastique de la fécondité a des conséquences majeures : comme la mortalité diminue beaucoup moins vite que la fécondité, le remplacement des générations n'est plus assuré. La population commence à vieillir rapidement.

Le vieillissement dramatique

À partir de 1831, le vieillissement de la population devient rapide. Il est encore accentué par le départ des jeunes : dès que le vignoble périclite et que la demande de travail diminue, les jeunes quittent les villages vignerons pour chercher fortune ailleurs.

Ce vieillissement démographique précède et accompagne le déclin économique. Les villages vignerons perdent leur dynamisme, leur capacité d'adaptation, leur main-d'œuvre. Quand surviennent les catastrophes des années 1850-1890, ces communautés affaiblies n'ont plus les ressources humaines pour résister et se reconvertir.

Traces dans le paysage actuel

Si la viticulture a disparu, le paysage qu'elle a façonné pendant des siècles porte encore son empreinte. Ces traces, de plus en plus ténues à mesure que le temps passe, témoignent d'une organisation territoriale aujourd'hui révolue.

Un parcellaire fossile

Au début du XXᵉ siècle, peu après la disparition du vignoble, les coteaux de la vallée de Seine conservaient encore l'empreinte visible de leur passé viticole. Les lanières étroites perpendiculaires à la pente, les terrasses abandonnées, l'alternance des parcelles témoignaient d'une organisation séculaire du territoire.

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Clachaloze et ses coteaux, début XXᵉ siècle
Cette vue panoramique prise depuis la rive gauche de la Seine montre le hameau de Clachaloze niché au pied des coteaux calcaires. En arrière-plan, les pentes portent encore les traces visibles de l'ancien parcellaire agricole : **lanières perpendiculaires à la pente, terrasses, alternance de parcelles cultivées et abandonnées**. La vigne a disparu depuis une dizaine d'années, mais l'organisation du territoire qu'elle a façonnée pendant des siècles reste lisible dans le paysage. Quelques parcelles sont encore exploitées (céréales, légumes), d'autres commencent à être colonisées par la végétation spontanée. Au premier plan, deux pêcheurs en barque rappellent l'autre dimension de ce territoire : la Seine et ses ressources.

Cette carte postale du début du XXᵉ siècle capture un moment de transition paysagère exceptionnel :

  • Les anciennes terrasses viticoles sont encore nettement visibles
  • Le parcellaire en lanières témoigne de l'organisation collective du travail
  • Certaines parcelles tentent une reconversion vers les cultures annuelles
  • D'autres commencent à s'embroussailler, annonçant la future pelouse calcaire

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Les coteaux stratifiés : mémoire du parcellaire viticole
Cette vue spectaculaire, prise depuis les hauteurs du coteau, montre la "Pierre fourchée", curiosité géologique formée par l'érosion de la craie. Au second plan, les coteaux stratifiés portent encore les traces de l'ancien parcellaire viticole : lanières étroites perpendiculaires à la pente, terrasses abandonnées, végétation rase des pelouses calcaires qui ont succédé aux vignes. Au loin, le donjon de La Roche-Guyon rappelle le lien féodal entre Gommecourt et la puissante seigneurie voisine, qui possédait les pressoirs banaux où les vignerons devaient porter leur récolte.

L'évolution jusqu'à aujourd'hui

Un siècle plus tard, ces mêmes coteaux ont connu une transformation radicale :

L'abandon généralisé : L'exploitation agricole des coteaux a été progressivement abandonnée. Les pentes trop raides, difficilement mécanisables, ont été délaissées au profit des terres planes du plateau.

La recolonisation naturelle : En l'absence d'entretien, les pelouses calcaires ont colonisé les anciennes parcelles de vigne. Cette végétation rase, adaptée aux sols calcaires secs et pauvres, abrite aujourd'hui une biodiversité remarquable : orchidées sauvages, papillons, insectes spécialisés.

L'embroussaillement progressif : Sans intervention humaine, les pelouses tendent à se transformer en taillis, puis en forêt. Les genévriers, les épines noires, les arbustes colonisent progressivement les coteaux, menaçant les milieux ouverts et leur biodiversité.

La protection environnementale : Reconnus pour leur valeur écologique exceptionnelle, ces coteaux ont été intégrés à la Réserve Naturelle Nationale des coteaux de la Seine. Les anciennes vignes sont devenues un patrimoine naturel protégé.

Le retour des moutons : une gestion écologique

Pour maintenir ces milieux ouverts et préserver leur biodiversité exceptionnelle, le Parc naturel régional du Vexin français organise désormais des pâturages estivaux de moutons. Ces troupeaux parcourent les pentes, consommant les jeunes pousses ligneuses et maintenant la pelouse rase.

Le retour des moutons : une gestion écologique
Aujourd'hui, les coteaux autrefois couverts de vignes sont devenus des pelouses calcaires remarquables, abritant orchidées rares, papillons et insectes spécialisés. Pour préserver ces milieux ouverts menacés par la colonisation arbustive, le Parc naturel régional du Vexin français réintroduit le pâturage ovin. Chaque été, des troupeaux de moutons parcourent les pentes, consommant les jeunes pousses et maintenant la pelouse rase. Cette méthode d'entretien écologique remplace avantageusement le débroussaillage mécanique et perpétue, sous une forme nouvelle, la vocation pastorale historique de ces coteaux.

Cette gestion écologique perpétue — sous une forme entièrement nouvelle — l'entretien de ces coteaux autrefois façonnés par la vigne. Les moutons remplacent les vignerons dans le maintien d'un paysage ouvert, mais pour des raisons radicalement différentes : non plus la production agricole, mais la conservation de la biodiversité.

Moutons sur coteaux Seine

Pâturage ovin sur les coteaux de la Seine
Gestion écologique des anciens coteaux viticoles
Un troupeau de moutons pâture sur les pentes calcaires qui portaient autrefois des vignes. En arrière-plan, la Seine serpente dans la vallée. Le Parc naturel régional du Vexin français organise ces pâturages estivaux pour maintenir les pelouses calcaires ouvertes et préserver leur biodiversité exceptionnelle (orchidées rares, papillons, insectes spécialisés). Les moutons remplacent ainsi les vignerons dans l'entretien de ces coteaux, mais pour un objectif radicalement différent : non plus la production agricole, mais la conservation de la nature. Cette méthode d'entretien écologique remplace avantageusement le débroussaillage mécanique et perpétue, sous une forme nouvelle, la vocation pastorale historique de ces coteaux.

Les vestiges matériels

Quelques traces matérielles du passé viticole subsistent encore, dispersées et fragmentaires :

Vestiges de pressoirs : Des éléments en pierre ou en bois réemployés témoignent de l'ancienne présence de ces équipements monumentaux. Des bois de chêne provenant des pressoirs se retrouvent parfois dans des meubles anciens.

Les boves abandonnées : Certaines grottes qui abritaient les pressoirs existent encore, transformées en caves, en remises, ou simplement laissées à l'abandon. Leur voûte caractéristique et leurs dimensions témoignent de leur fonction passée.

Éléments architecturaux : Caves voûtées dans les anciennes maisons vigneronnes, portes de caves, escaliers d'accès aux coteaux témoignent de l'organisation du travail viticole.

La toponymie conservée

Les noms de lieux gardent la mémoire de la vigne disparue :

  • "La Vigne", "Les Vignes", "Le Vignoble" : lieux-dits qui désignent d'anciennes parcelles viticoles
  • "Côte droit" : appellation locale pour les pentes sud, les mieux exposées pour la vigne
  • Noms de parcelles cadastrales conservant la référence à la vigne

Cette toponymie fossile permet encore aujourd'hui de reconstituer partiellement l'emprise du vignoble disparu.

Pour aller plus loin
Les pelouses calcaires qui ont succédé aux vignes constituent aujourd'hui un patrimoine naturel exceptionnel. L'exemple de Clachaloze illustre parfaitement cette mutation : découvrez l'histoire complète de ce hameau viticole devenu hameau résidentiel dans l'article Clachaloze, la Seine et ses ports : lecture d'un paysage fluvial.

Conclusion : Une mutation économique et paysagère majeure

Cinquante ans pour tout faire disparaître

L'histoire de la viticulture en vallée de Seine se résume à un contraste saisissant : après des siècles d'expansion continue, il n'a fallu qu'un demi-siècle pour faire disparaître totalement une activité qui structurait l'économie, la société et le paysage.

En 1850, le vignoble était encore prospère, dominant l'économie locale, employant la majorité de la population active, façonnant le territoire. En 1900, il avait quasi totalement disparu. Les pressoirs étaient démantelés, les vignes arrachées, les vignerons partis ou reconvertis.

Cette rapidité foudroyante du changement frappe les contemporains et interroge encore aujourd'hui. Comment une activité aussi solidement enracinée a-t-elle pu s'effondrer aussi vite ?

Les facteurs d'une catastrophe

La réponse réside dans la convergence de multiples facteurs :

Facteurs naturels : gelées, maladies cryptogamiques, phylloxéra — trois fléaux qui, séparément, auraient pu être surmontés, mais qui, combinés, se sont révélés fatals.

Facteurs économiques : médiocrité de la qualité, concurrence des vins méridionaux rendus accessibles par le chemin de fer, coût élevé de la replantation, rentabilité insuffisante des nouvelles vignes greffées.

Facteurs démographiques : vieillissement de la population, limitation précoce des naissances, départ des jeunes, affaiblissement de la main-d'œuvre disponible.

Facteurs sociaux : fragilité des petits vignerons propriétaires, endettement, perte de confiance dans l'avenir de la viticulture.

Aucun de ces facteurs, pris isolément, n'aurait suffi. C'est leur cumul, leur renforcement mutuel qui a provoqué l'effondrement.

Un patrimoine à sauvegarder

Aujourd'hui, la mémoire de cette viticulture disparue s'estompe progressivement. Les derniers témoins directs ont disparu, les bâtiments sont détruits ou transformés, le paysage continue d'évoluer.

Il reste les documents d'archives : registres paroissiaux, monographies communales, cahiers de doléances, plans cadastraux. Il reste aussi le paysage lui-même, porteur d'indices pour qui sait les lire : parcellaire fossile, terrasses, toponymes.

Ce patrimoine matériel et immatériel mérite d'être valorisé. Non par nostalgie d'un passé révolu, mais parce qu'il permet de comprendre comment un territoire se construit, se transforme, s'adapte ou s'effondre face aux changements économiques, sanitaires, démographiques.

Les leçons d'une disparition

L'histoire de la viticulture en vallée de Seine offre plusieurs enseignements :

La fragilité des monocultures : Un territoire trop dépendant d'une seule activité économique est vulnérable. La diversification est un facteur de résilience.

L'importance de la qualité : Le sacrifice de la qualité à la quantité a fragilisé le vignoble parisien face à la concurrence. L'excellence est une protection.

Les limites de l'adaptation : Malgré les tentatives de replantation, de reconversion, de résistance, le vignoble n'a pas pu s'adapter. Certaines mutations sont trop rapides, trop radicales pour permettre l'adaptation.

La transformation permanente des territoires : Ce qui semble immuable peut disparaître en quelques décennies. Le paysage est un palimpseste où chaque époque écrit par-dessus les précédentes.

Comprendre le passé viticole de la vallée de Seine, c'est comprendre comment se font et se défont les territoires. C'est aussi apprendre à lire le paysage actuel comme le résultat d'une histoire longue, complexe, faite de ruptures autant que de continuités.


Sources
  • Marcel LACHIVER, Vin, vigne et vignerons en région parisienne du XVIIe au XIXe siècle, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, 1982, 957 p.
  • Jacques DUPÂQUIER, compte rendu de l'ouvrage de M. Lachiver, Annales de démographie historique, 1983, p. 441-443.
  • Registre de paroisse de Limetz (1784-1793), in E. GRAVE, « Un registre de paroisse avant & après 1789 », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, 1906.
  • Monographie communale de Gommecourt par R. Bonnevoye, instituteur, Archives départementales des Yvelines, 1899.
  • Cahiers de doléances de Gommecourt (1789), Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, tome LXXXII, 1988, Gallica BnF.
  • Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Seine-et-Oise. Archives ecclésiastiques. Série G, Gallica BnF.
  • Bulletin de la Commission des antiquités et des arts de Seine-et-Oise (pour le pressoir de Mousseaux), Gallica BnF.