Un abri au carrefour des vallées
Il y a environ treize mille ans, bien avant que les premiers agriculteurs ne transforment le paysage du Vexin, bien avant que les Gaulois ne tracent leurs frontières au confluent de la Seine et de l'Epte, de petits groupes de chasseurs-cueilleurs parcouraient déjà cette région. Ils n'y séjournaient que quelques jours, parfois quelques semaines, le temps de tailler du silex, de guetter le passage des troupeaux de chevaux sauvages, puis ils reprenaient leur route vers le nord ou le sud, suivant les rythmes de la chasse et des saisons.
C'est l'une de ces haltes fugaces que l'abri-sous-roche de La Côte Masset, à Bonnières-sur-Seine, a conservée dans ses sédiments pendant des millénaires. Situé sur la rive gauche de la Seine, à peine cinq kilomètres en amont de Gommecourt et du confluent de l'Epte, ce site modeste par sa taille — vingt-cinq mètres carrés à peine — constitue pourtant un témoignage exceptionnel. Il s'agit du site magdalénien le plus septentrional connu dans la vallée de la Seine en aval de Paris, et ses vestiges révèlent des connexions surprenantes avec les cultures du nord de l'Europe.
L'histoire de cet abri est aussi celle de sa redécouverte : repéré en 1910 par un érudit local de Vernon, il a dû attendre plus de quatre-vingts ans avant que des fouilles méthodiques, en 1991, ne révèlent toute la richesse de son occupation. Et c'est dans le prolongement de ces recherches que le territoire même de Gommecourt a été prospecté — au lieu-dit Le Bois des Sablons — à la recherche d'autres traces de ces derniers chasseurs du Paléolithique.
L'abri de La Côte Masset se trouve sur le versant sud de la vallée de la Seine, juste en amont du confluent avec l'Epte. Carte : gommecourt-et-environs.fr
Le paysage des derniers chasseurs : un monde entre glace et dégel
Pour comprendre ce que ces chasseurs magdaléniens sont venus faire au pied d'une falaise de craie à Bonnières, il faut d'abord se représenter le paysage qu'ils avaient sous les yeux — un paysage radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui.
Nous sommes aux alentours de 13 000 avant le présent (soit environ 11 000 avant notre ère), dans la période que les géologues appellent le Tardiglaciaire. La dernière grande glaciation — le Weichsélien — touche à sa fin, mais le climat reste rude. Les températures moyennes sont encore très inférieures aux nôtres. La végétation n'a rien du bocage verdoyant de la vallée de la Seine actuelle : c'est une steppe froide parsemée de bouquets de bouleaux et de pins, une étendue herbeuse balayée par les vents, où paissent des troupeaux de chevaux sauvages et où rôdent encore, dans les zones marécageuses du fond de vallée, les derniers mégacéros — ces cerfs géants aux bois démesurés qui disparaîtront bientôt.
Le versant sud de la vallée, celui sur lequel s'ouvre l'abri de La Côte Masset, présente un relief escarpé. Des bancs de craie dolomitique d'âge sénonien, compacts et résistants, alternent avec des couches plus friables. Sous l'effet du gel intense — les cycles de gel et de dégel fracturent la roche avec une puissance considérable —, des pans entiers de falaise se détachent et créent, par endroits, de modestes surplombs rocheux. C'est précisément l'un de ces surplombs, formé pendant le Weichsélien et retouché par les derniers épisodes froids du Tardiglaciaire, qui constitue l'abri de Bonnières.
Mais ce qui fait l'intérêt stratégique de ce point précis du paysage, c'est la géomorphologie de la vallée. Au niveau de Bonnières, la Seine s'engage dans un goulet étroit qui fait communiquer deux espaces très différents : en amont, la large plaine alluviale du méandre de Moisson ; en aval, la plaine rectiligne et spacieuse qui s'étire vers Vernon. Ce rétrécissement naturel canalise les déplacements des grands herbivores. Les troupeaux de chevaux qui migrent entre ces deux espaces sont contraints de passer par ce couloir — et l'abri de La Côte Masset, perché sur le versant à une altitude d'environ trente-cinq mètres, offre un poste d'observation idéal sur ce passage obligé.
À cet axe est-ouest le long de la Seine s'ajoute la proximité immédiate du confluent avec l'Epte, dont la vallée, orientée grossièrement nord-sud, constitue un autre corridor naturel. On retrouve ici, dès le Paléolithique, cette position de carrefour qui caractérisera le confluent Seine-Epte à toutes les époques de son histoire — des voies romaines aux frontières médiévales, de la triple frontière gauloise à la jonction actuelle de trois départements.
Alphonse-Georges Poulain : un érudit de Vernon au pied de la falaise
La première découverte de l'abri remonte à 1910. Son auteur est Alphonse-Georges Poulain, un érudit local passionné de préhistoire, établi dans la région de Vernon. Poulain n'en est pas à son coup d'essai : huit ans plus tôt, il a déjà découvert et fouillé des abris-sous-roche à Mestreville (aujourd'hui Saint-Pierre-d'Autils, dans l'Eure), une quinzaine de kilomètres en aval sur le même versant de la Seine. Ses travaux ont fait l'objet de plusieurs publications, et les collections archéologiques qu'il a constituées sont aujourd'hui conservées au Muséum d'Histoire Naturelle de Rouen et au Musée Alphonse-Georges Poulain de Vernon — ce dernier portant son nom en hommage à ses découvertes.
En 1910, Poulain et son collègue Henri Gadeau de Kerville explorent le surplomb rocheux de La Côte Masset. Ils creusent une tranchée parallèle à la paroi, longue de plusieurs mètres, qui entame la plus grande partie de la terrasse au pied de l'abri — entre quinze et vingt mètres carrés. Autour d'un foyer qu'il situe sous la partie la plus avancée du surplomb, à un mètre de la paroi et un mètre quarante de profondeur, Poulain découvre de petits amas de silex taillés, des ossements d'animaux et un objet qui l'intrigue particulièrement : une « meule » en grès, pesant un kilo cinq cent cinquante grammes, dont l'une des faces est entièrement polie et présente des traces rougeâtres — sans doute de l'ocre.
Au total, la fouille de 1910 livre quatre-vingt-six pièces de silex conservées — Poulain n'ayant gardé que les plus belles — ainsi que des ossements appartenant à trois espèces : le cheval, le sanglier et ce que Poulain identifie comme un cervidé. Seuls le cheval et le sanglier sont reconnus à l'époque ; il faudra attendre les réexamens ultérieurs pour identifier également le mégacéros (Megaloceros), ce cerf géant caractéristique des paysages tardiglaciaires.
Poulain attribue correctement cette occupation au Magdalénien, la dernière grande culture du Paléolithique supérieur. Mais les méthodes de fouille du début du XXe siècle, aussi méritoires soient-elles, ne permettent pas d'exploiter pleinement le potentiel scientifique du site. Aucun relevé précis n'est réalisé, les données stratigraphiques restent sommaires, et l'absence de tamisage laisse échapper les plus petits vestiges. Le site tombe ensuite dans un relatif oubli — il faudra attendre plus de quatre-vingts ans pour que la science reprenne la main.
Ils sont cinq — peut-être six — à remonter le versant boisé de bouleaux maigres, leurs silhouettes courbées sous le poids de sacs en peau. Aska marche en tête, comme toujours. Il connaît cet endroit. Son groupe y est déjà passé, lors de la grande chasse d'automne, deux saisons plus tôt. À mi-pente, là où la craie blanche affleure entre les touffes d'herbe rase, il repère le surplomb rocheux — un modeste auvent de pierre, à peine assez haut pour qu'un homme s'y tienne debout, mais suffisamment profond pour protéger de la pluie et du vent du nord.
Sous l'abri, le sol est sec. Des fragments de craie et des rognons de silex jonchent la terrasse — c'est précisément ce qu'Aska est venu chercher. Il ramasse un rognon, le retourne dans sa main. La cortex est lisse, brun clair. Il le cogne contre un bloc de craie : la cassure révèle un silex blond, à grain fin, translucide par endroits. De la bonne matière, abondante et accessible sans effort. Il faudra en tailler suffisamment pour reconstituer les réserves du groupe avant de reprendre la route vers le nord, en direction de l'Epte.
Derrière lui, Nara dépose les peaux qui serviront de couchage dans la partie la plus abritée du surplomb. Elle désigne du menton le fond de la vallée, en contrebas : la Seine, grise et large, serpente entre des bancs de gravier. Sur la rive opposée, la plaine s'étend à perte de vue — une immense étendue d'herbe pâle où, de temps à autre, une tache sombre se déplace lentement. Des chevaux. Nara sourit : la chasse sera bonne. Depuis cet abri, on voit tout. On voit le passage étroit où la vallée se resserre, le goulet qui oblige les troupeaux à se rassembler. Il suffira d'attendre.
Pendant qu'Aska commence à débiter son premier rognon — de longues lames régulières, détachées au percuteur de bois de cervidé —, un enfant ramasse du bois sec au pied de la falaise. Ce soir, il y aura un feu sous l'abri. Demain, on taillera. Après-demain, on chassera. Et dans quelques jours, on repartira — en emportant les meilleures lames et en laissant derrière soi les éclats de taille, les os rongés et les cendres d'un foyer que la craie recouvrira lentement, couche après couche, pendant treize mille ans.
La reprise des fouilles en 1991 : la science reprend la main
En 1991, le site de La Côte Masset retrouve une actualité scientifique dans le cadre d'un programme de recherche ambitieux : le projet collectif de recherche sur le peuplement Tardiglaciaire du Bassin parisien, et plus précisément le programme de prospection systématique autour de la confluence Seine-Epte.
Ce projet interrégional associe les Services archéologiques départementaux des Yvelines et du Val-d'Oise, les Services régionaux de l'archéologie d'Île-de-France et de Haute-Normandie, ainsi que le Laboratoire d'Ethnologie Préhistorique du CNRS. L'objectif est clair : comprendre comment les derniers chasseurs du Paléolithique ont occupé et exploité cette zone de confluent — un espace géographique qui, par sa situation de carrefour entre la vallée de la Seine (axe est-ouest) et celle de l'Epte (axe nord-sud), a pu jouer un rôle particulier dans les circuits de déplacement de ces populations nomades.
Pour le département des Yvelines, c'est le site de Bonnières — partiellement fouillé en 1910 — qui est choisi comme point de départ. L'intervention, dirigée par Gilles Habasque avec la participation de Blandine Barois-Basquin, Marie-Aline Charier (archéologue départemental des Yvelines) et François Lécolle (géomorphologue au CNRS), commence par deux sondages stratigraphiques — les sondages A et B — implantés de part et d'autre de l'ancienne tranchée de Poulain.
Les résultats sont immédiats et encourageants. Le sondage A, dans la partie ouest de l'abri, révèle deux petites zones non explorées en 1910, piégées entre de gros blocs de craie, qui livrent trois cent trente-six pièces de silex en place, à environ un mètre vingt de profondeur. Le sondage B, dans la partie est, fournit une stratigraphie complète des dépôts de versant, du Pléniglaciaire supérieur jusqu'à nos jours, ainsi qu'un niveau archéologique préservé sur quelques mètres carrés.
La décision est prise de poursuivre et de terminer cette fouille commencée quatre-vingts ans plus tôt. La surface fouillée en 1991 — les quelques mètres carrés épargnés par la tranchée de 1910 — est modeste : une bande de six mètres de long pour quarante centimètres à un mètre dix de large, coincée entre l'ancienne tranchée et le surplomb rocheux. Mais elle livre trois cent dix-sept nouvelles pièces de silex, quelques esquilles osseuses, une crache de cervidé (vraisemblablement un cerf) et un fragment de marcassite associé à une concentration de silex taillés.
La reprise des déblais de 1910 — dans lesquels des vestiges avaient été observés lors des sondages — apporte encore trois cent dix-huit pièces supplémentaires. Au total, les trois séries réunies — celle de 1910, celle de 1991 et celle des déblais — constituent un corpus de 1 316 pièces de silex, auxquelles s'ajoutent les ossements animaux et la « meule » en grès découverte par Poulain.
Profil de l'abri de La Côte Masset : le surplomb rocheux mesure 7 m de long pour 1,60 à 2,60 m de profondeur. Le niveau archéologique se situe à environ 1 m sous la surface, à 4 m sous le surplomb. Infographie : gommecourt-et-environs.fr, d'après Habasque et Barat, 1992.
L'industrie lithique : le savoir-faire des tailleurs magdaléniens
L'étude de l'ensemble du matériel lithique — les 1 316 pièces issues des trois campagnes — a été menée de façon unitaire, les analyses ayant démontré que tout ce matériel provient d'un seul et même niveau archéologique. Parmi ces pièces, 538 sont des esquilles ou des débris de moins de deux centimètres — les déchets infimes mais révélateurs d'une activité de taille intense.
Trois silex pour un atelier
Les tailleurs magdaléniens de Bonnières ont exploité trois types de silex, tous d'origine locale — c'est-à-dire prélevés directement dans les bancs de craie du versant ou dans les rognons tombés au pied de la falaise. Le premier est un silex brun contenant de nombreuses inclusions grises ; le second, un silex blond à grain plus fin ; le troisième, un silex blond beaucoup plus clair et translucide. Cette variété témoigne d'une connaissance précise des ressources locales et d'une capacité à sélectionner les matériaux les mieux adaptés à chaque type de production.

La présence de la totalité de la chaîne opératoire — depuis les rognons bruts jusqu'aux outils finis, en passant par les éclats de décorticage, les lames à crête, les tablettes de ravivage et les nucleus épuisés — confirme que le débitage s'est effectué intégralement sur place. Les tailleurs commençaient par préparer soigneusement le rognon (mise en forme par percussion dure), puis passaient à un débitage de lames régulières au percuteur tendre — vraisemblablement un bois de cervidé. Les lames obtenues, d'une longueur moyenne de huit à dix centimètres, présentent un profil arqué caractéristique et des talons lisses, punctiformes ou en éperon.
Deux ateliers distincts
Fait remarquable : les remontages réalisés entre les éclats de silex ont révélé l'existence de deux ateliers de taille bien distincts au sein de l'abri, sans aucun remontage possible entre eux. Cela signifie que deux tailleurs différents ont travaillé côte à côte, chacun débitant ses propres rognons, sans mélanger leurs productions. Cette organisation témoigne d'une répartition claire des activités au sein du petit groupe qui occupait l'abri.
L'outillage : treize outils pour mille éclats
L'outillage proprement dit est étonnamment peu abondant au regard de la masse de déchets de taille : treize outils seulement ont été identifiés (dont dix découverts en 1991, les trois autres provenant des fouilles de 1910). Tous sont réalisés sur des supports laminaires ou lamellaires. On compte deux grattoirs sur bout de lame, deux burins sur troncature oblique, un grattoir-burin, quatre becs, deux lamelles à dos et — pièces maîtresses de la collection — deux pointes hambourgiennes.
Cette rareté des outils n'est pas un signe de pauvreté, mais au contraire une indication précieuse sur la fonction du site : les Magdaléniens de Bonnières ont emporté leurs outils avec eux en repartant. Tous les outils retrouvés portent des traces d'utilisation (tranchants ébréchés, retouches écrasées) et certains présentent des traces d'emmanchement. Ce sont des pièces usées, abandonnées sur place — le reste de l'outillage, encore fonctionnel, a été emporté pour la prochaine étape du voyage.
Aska est assis en tailleur sur une peau de cheval étalée au sol, les genoux calés contre un gros bloc de craie qui lui sert d'appui. Devant lui, un rognon de silex blond de la taille de deux poings serrés, dont il a déjà ôté le cortex en quelques coups de percuteur dur — un galet de rivière ramassé le matin même au bord de la Seine. Les éclats de décorticage, épais et irréguliers, sont dispersés à ses pieds.
Maintenant vient la phase délicate. Aska change d'outil : il saisit un percuteur en bois de cervidé, soigneusement façonné, dont l'extrémité amincie a la dureté nécessaire sans la brutalité de la pierre. D'un geste précis — le poignet souple, le coup sec dirigé vers le bord du plan de frappe —, il détache une première lame. Longue de presque dix centimètres, régulière, au profil légèrement arqué, elle se détache avec un son clair et tombe sur la peau. Aska l'examine : le bulbe est diffus, la lèvre bien marquée, le tranchant rectiligne. Satisfait, il la pose de côté et prépare le coup suivant.
À deux mètres de lui, séparé par un bloc de roche, Kero travaille de son côté sur un silex d'un brun plus sombre. Chacun a ses rognons, ses éclats, son espace. Leurs productions ne se mélangent pas — on pourrait, treize mille ans plus tard, reconstituer séparément chacune de leurs séquences de taille, éclat après éclat, comme un puzzle dont chaque pièce retrouverait sa place exacte.
La lumière oblique du matin entre sous le surplomb et éclaire la scène d'un jour cru. Autour des deux tailleurs, une fine poussière de craie et de silex flotte dans l'air. Les éclats s'accumulent — des centaines, bientôt un millier. À la fin de la journée, chacun aura produit un lot de lames prêtes à être transformées en outils — grattoirs pour travailler les peaux, burins pour rainurer l'os, becs pour percer le cuir — ou à être emportées telles quelles dans leurs sacs, comme réserve de matière première pour les semaines à venir.
🔥 FOCUS : Les pointes hambourgiennes — un lien avec le Nord de l'Europe
Parmi les treize outils retrouvés à La Côte Masset, deux pièces retiennent particulièrement l'attention des archéologues : les pointes hambourgiennes. Ces petites armatures de silex, soigneusement retouchées, tirent leur nom de la culture de Hambourg (Hamburger Kultur), identifiée pour la première fois dans les plaines du nord de l'Allemagne et des Pays-Bas.
Ce type de pointe, qui apparaît dès 13 000 avant le présent aux Pays-Bas et en Allemagne du Nord, est caractéristique des chasseurs de rennes des plaines septentrionales — des groupes adaptés aux vastes espaces de la steppe arctique, bien plus au nord que le cœur du Bassin parisien. Leur présence à Bonnières est donc un indice remarquable : elle témoigne de contacts, d'échanges ou de circulations entre les Magdaléniens du Bassin parisien et les cultures septentrionales.
Plusieurs hypothèses sont envisageables. Les occupants de l'abri de Bonnières pouvaient être eux-mêmes un groupe venu du nord, descendu le long de la vallée de la Seine à la faveur d'une expédition de chasse. Ils pouvaient aussi être des Magdaléniens « classiques » du Bassin parisien ayant acquis ces pointes par échange avec des groupes septentrionaux — les réseaux d'échange de matières premières et de savoir-faire sont bien attestés à cette époque. Ou encore, ces pointes pourraient refléter une zone de contact culturel, un espace géographique où deux traditions techniques se rencontrent et se mêlent.
Cette dernière hypothèse est d'autant plus séduisante que l'abri de Bonnières est qualifié par ses fouilleurs de site « quelque peu excentré par rapport à l'aire d'influence du Magdalénien du Bassin parisien ». Situé au-delà de la limite septentrionale habituelle de cette culture dans la vallée de la Seine, il se trouve précisément dans la zone tampon entre les traditions méridionales (Magdalénien classique) et les cultures nordiques (Hambourgien, puis bientôt Ahrensbourgien). Le confluent Seine-Epte — déjà carrefour géographique — serait ainsi également un carrefour culturel dès le Paléolithique final.
L'industrie lithique de Bonnières se rapproche de celles de plusieurs grands sites magdaléniens du Bassin parisien : Étiolles (Essonne), Pincevent (Seine-et-Marne), Verberie (Oise) et surtout Marsangy (Yonne). Mais la faiblesse quantitative de la série recueillie — treize outils seulement — ne permet pas de pousser les comparaisons plus loin. Ce qui est certain, c'est que Bonnières occupe une position singulière dans le réseau des sites magdaléniens connus : le seul autre site de cette époque dans les Yvelines se trouve à Clairefontaine-en-Yvelines, à cinquante kilomètres plus au sud, près de la forêt de Rambouillet.
Chasser au confluent : la faune et le territoire
Les vestiges osseux mis au jour à La Côte Masset — principalement ceux de la fouille de 1910, les os se conservant mal dans les sédiments acides de versant — offrent un portrait saisissant du territoire de chasse exploité par les Magdaléniens de Bonnières. Quatre espèces animales ont été identifiées, provenant de biotopes très différents.
Le cheval (Equus) domine nettement l'assemblage, avec un Nombre Minimal d'Individus de quatre — c'est-à-dire qu'au moins quatre chevaux différents ont été abattus et rapportés à l'abri. Animal de milieux ouverts, le cheval fréquente de préférence les vastes étendues herbeuses des plateaux — ces steppes froides qui s'étendent au-dessus de la vallée, sur le plateau du Vexin et les hauteurs de la rive gauche. Le cheval est représenté exclusivement par des os d'extrémités (membres), dont l'intérêt alimentaire est quasi nul : il pourrait s'agir de restes de bobines de fil ou de réserves de tendons, utilisés pour la fabrication de liens et de ligatures.
Le mégacéros (Megaloceros) — le grand cerf aux bois gigantesques, qui peut atteindre trois mètres soixante d'envergure de ramure — fréquente les zones marécageuses du fond de vallée, les prairies humides le long de la Seine où sa haute stature et ses bois démesurés ne le gênent pas. Sa présence à Bonnières confirme l'existence, au Tardiglaciaire, de zones humides en fond de vallée malgré le climat froid.
Le cerf (Cervus elaphus) et le sanglier (Sus scrofa), tous deux animaux de milieu forestier, témoignent de la présence de boisements — au moins des bosquets de bouleaux et de pins — sur les versants de la vallée. La crache de cervidé découverte en 1991 confirme la chasse au cerf.
La diversité de ces biotopes — plateaux steppiques, fond de vallée marécageux, versants boisés — dessine un territoire de chasse varié et complémentaire, accessible depuis un seul point de campement. C'est là un atout majeur de l'emplacement de La Côte Masset : en quelques centaines de mètres, les chasseurs peuvent passer d'un milieu à l'autre, diversifiant leurs proies et leurs stratégies.
La « meule » en grès : broyer l'ocre au pied de la falaise
Parmi les objets les plus intrigants découverts par Poulain en 1910 figure cette pierre en grès qu'il qualifie de « meule ». Il s'agit en réalité d'un broyeur ou d'une palette, pesant 1 550 grammes, dont l'une des faces est entièrement polie par l'usage et conserve des traces rougeâtres — vraisemblablement de l'ocre rouge.
Le grès est une roche exogène : il n'affleure pas sur le site même, mais on en trouve des gisements à quelques kilomètres, dans les formations stampiennes (sables de Fontainebleau). Ce matériau a donc été transporté intentionnellement jusqu'à l'abri, ce qui souligne son importance.
L'ocre rouge est un pigment minéral universellement utilisé par les populations du Paléolithique supérieur. Ses usages sont multiples : décoration corporelle, préparation de peintures rupestres, traitement des peaux (l'ocre mêlée à de la graisse forme un enduit qui assouplit et imperméabilise le cuir), voire usages symboliques ou rituels. La présence d'un broyeur à ocre à Bonnières — même si Poulain est le seul à certifier sa position dans le niveau d'occupation — ajoute une dimension supplémentaire aux activités pratiquées sous l'abri : ce n'est pas seulement un atelier de taille de silex et un poste de chasse, c'est aussi un lieu où l'on prépare des substances tinctoriales pour des usages techniques ou symboliques.

C'est l'aube. Depuis le bord du surplomb, Aska scrute le fond de la vallée. La brume s'effiloche sur la Seine, et dans la lumière grise du matin tardiglaciaire, il distingue ce qu'il attendait depuis deux jours : une vingtaine de chevaux sauvages — des bêtes trapues, au pelage épais, les naseaux fumants dans l'air froid — qui s'engagent dans le goulet, remontant la rive droite en direction de la plaine de Vernon. Ils marchent serrés, contraints par le rétrécissement de la vallée.
D'un geste, Aska alerte le reste du groupe. Kero et deux autres chasseurs saisissent leurs sagaies — des hampes de bois de pin, droites et flexibles, armées de pointes de silex emmanchées avec de la résine et des ligatures de tendon. Les lamelles à dos et les pointes hambourgiennes taillées les jours précédents ont été fixées avec soin. Ces armatures fines, tranchantes comme des lames de rasoir, sont conçues pour pénétrer profondément et provoquer une hémorragie rapide.
Le groupe descend le versant en silence. Le plan est simple : deux chasseurs se posteront en aval du goulet, dissimulés derrière les blocs de craie éboulés au pied de la falaise, pendant qu'Aska et Kero approcheront les chevaux par l'amont, en longeant la rive. Au moment où le troupeau s'engagera dans le passage le plus étroit — là où la falaise plonge presque jusqu'au fleuve —, les chasseurs postés en embuscade se dresseront brusquement. La panique poussera les chevaux vers les pierriers instables du versant, où ils ralentiront. C'est à ce moment précis que les sagaies seront lancées.
Deux heures plus tard, un jeune étalon gît sur le flanc au pied de la falaise, une sagaie fichée derrière l'épaule. Autour de lui, les chasseurs travaillent vite : les quartiers de viande sont découpés à la lame de silex, les tendons soigneusement prélevés, les os longs fendus pour en extraire la moelle. Rien n'est perdu. La peau sera raclée et mise à sécher sous l'abri, les sabots conservés comme réserve de colle. Avant la fin du jour, les meilleurs morceaux seront en train de rôtir au-dessus du foyer, et l'odeur de la graisse de cheval se mêlera à celle de la craie chauffée par le feu, sous le surplomb de La Côte Masset.
Interpréter le site : une halte d'approvisionnement au bout du monde magdalénien
Au terme de l'étude, l'image qui se dessine est celle d'un site à vocation bien définie. L'abri de La Côte Masset n'est ni un campement de base — il est trop petit et trop exigu pour accueillir un groupe important sur une longue durée —, ni un simple bivouac de passage. C'est une halte d'approvisionnement, occupée de façon répétée mais brève — quelques jours, tout au plus quelques semaines — par de petits groupes de chasseurs magdaléniens.
Trois types d'activités ont été identifiés. La taille du silex prédomine largement : les deux ateliers distincts, avec l'intégralité de la chaîne opératoire et de nombreux remontages, montrent un débitage intensif de rognons locaux dans le but de constituer un stock de lames et de supports. Les activités domestiques — cuisine, préparation des peaux, fabrication de liens — sont attestées par les traces d'utilisation et d'emmanchement sur les outils, ainsi que par le foyer. Le broyage de l'ocre constitue une troisième activité, plus spécialisée.
L'interprétation fonctionnelle est confirmée par un détail éloquent : la rareté des outils sur le site. Les Magdaléniens de Bonnières ont quitté l'abri en emportant l'essentiel de leur équipement. Seules les pièces usées, ébréchées, cassées ou jugées inutiles ont été abandonnées. Ce comportement est typique d'un groupe en déplacement, qui ne laisse derrière lui que ce dont il n'a plus besoin — et qui emporte dans ses bagages les lames neuves et les outils fonctionnels, réserves précieuses de matière première pour les étapes suivantes de son parcours.
Car Bonnières se situe, rappelons-le, à la périphérie du monde magdalénien du Bassin parisien. Les grands sites de référence — Étiolles et ses extraordinaires débitages de lames de plus de quarante centimètres, Pincevent et ses sols d'habitat magistralement étudiés par André Leroi-Gourhan, Verberie et ses ateliers de boucherie, Marsangy et son industrie à affinités nordiques — se trouvent tous beaucoup plus au sud ou à l'est, dans le cœur du Bassin parisien. Bonnières est un site de confins, un avant-poste septentrional, et c'est précisément cette position marginale qui lui confère son intérêt : il montre que les Magdaléniens n'hésitaient pas à s'aventurer loin de leurs bases habituelles, attirés par la richesse en silex d'un versant de craie et par les possibilités de chasse qu'offrait un goulet stratégique.
Le Magdalénien final dans le Bassin parisien (~13 000 - 11 000 BP) : l'abri de Bonnières se situe aux marges septentrionales de cette culture, avec des affinités nordiques (pointes hambourgiennes) qui témoignent de contacts avec les cultures du nord de l'Europe. Infographie : gommecourt-et-environs.fr
🔥 FOCUS : Le réseau des sites magdaléniens du Bassin parisien
Pour mesurer l'originalité de l'abri de Bonnières, il faut le replacer dans le vaste réseau de sites magdaléniens identifiés dans le Bassin parisien — un réseau qui constitue l'un des ensembles les mieux documentés d'Europe pour cette période.
Étiolles (Essonne), fouillé depuis les années 1970, est célèbre pour ses extraordinaires débitages de lames géantes — certaines dépassant quarante centimètres —, témoins d'une maîtrise technique exceptionnelle. Le site, installé en bord de Seine, a livré des habitats structurés avec foyers, aires de taille et zones de rejet, qui dessinent une véritable organisation spatiale de la vie quotidienne.
Pincevent (Seine-et-Marne), fouillé à partir de 1964 par André Leroi-Gourhan, reste le site de référence pour l'étude de l'organisation sociale des campements magdaléniens. Les sols d'habitat, conservés dans une perfection remarquable, ont permis de reconstituer les unités de résidence, les aires d'activité et les circuits de déplacement des occupants au sein du campement.
Verberie (Oise), situé en bord de rivière, est interprété comme un campement spécialisé dans le traitement du gibier — un site de boucherie où les carcasses de rennes étaient découpées et préparées.
Marsangy (Yonne) est le site qui présente les plus fortes affinités avec Bonnières : on y retrouve des éléments à tendance nordique, une position relativement excentrée par rapport au cœur du Bassin parisien, et une industrie lithique qui fait le lien entre les traditions magdaléniennes méridionales et les cultures septentrionales.
Plus loin au nord, Belloy-sur-Somme (Somme) a livré un niveau du Magdalénien final qui pourrait être rapproché de Marsangy — et par extension de Bonnières. La présence, dans cette industrie, de deux éléments bitronqués rappelle là aussi des influences nordiques.
Bonnières s'inscrit donc dans une ligne d'avant-postes septentrionaux du Magdalénien, jalonnant les grandes vallées — Seine, Oise, Somme — qui constituent les voies naturelles de pénétration vers le nord. Le confluent de la Seine et de l'Epte, par sa position de carrefour, a pu fonctionner comme un nœud dans ce réseau de circulation : un point de passage entre l'axe est-ouest de la Seine et la route nord-sud de l'Epte, menant vers les plaines de la Manche et les territoires des cultures hambourgiennes.
Et Gommecourt ? Les prospections de 1991-1994
L'un des prolongements les plus passionnants des fouilles de La Côte Masset concerne directement le territoire de Gommecourt. Car l'intervention de 1991 à Bonnières n'était que le point de départ d'un programme de prospection plus large, destiné à évaluer le potentiel archéologique de l'ensemble de la rive gauche de la Seine entre Bonnières et Port-Villez — c'est-à-dire précisément la zone qui englobe les communes de Gommecourt, Bennecourt et Limetz-Villez.
Dix-neuf abris entre Bonnières et Port-Villez
Dès 1991, une prospection systématique menée par Gilles Habasque, Marie-Aline Charier, François Lécolle et Blandine Barois-Basquin permet de recenser dix-neuf abris naturels avec terrasse sur la rive gauche de la Seine, entre Bonnières et Port-Villez. Parmi eux, quatre ont livré du mobilier archéologique en surface, ce qui les désigne comme candidats potentiels à une vérification plus poussée.
Mais les espoirs sont déçus. Une campagne de sondages entreprise en 1993 par Grégoire Marchand et Blandine Barois-Basquin ne livre aucun résultat positif : aucun de ces abris ne recèle de niveau archéologique en place, ni même de matériel en position remaniée. Les falaises de craie entre Bonnières et Port-Villez, malgré leurs surplombs rocheux, n'ont visiblement pas été occupées — ou bien les traces de leur occupation ont été détruites par l'érosion des versants.
Les sondages de 1994 : Gommecourt Le Bois des Sablons
Faute d'habitats en abris, les recherches se réorientent vers les sites de plein air. En 1994, deux gisements découverts en prospection et ayant livré du matériel lithique attribuable au Paléolithique supérieur sont sondés : Blaru La Rochelle et Gommecourt Le Bois des Sablons.
Le site de Blaru La Rochelle est identifié comme un gisement à Federmesser (pointes à dos courbe, caractéristiques de la transition entre le Magdalénien et l'Ahrensbourgien). Celui de Gommecourt Le Bois des Sablons a livré en surface du matériel lithique qui semblait pouvoir appartenir au Paléolithique supérieur. Les deux sites font l'objet de rapports de sondages rédigés par Barois-Basquin, Hantaï et Lécolle pour le Service Archéologique Départemental des Yvelines.
Hélas, les résultats sont une nouvelle fois décevants. Le site de Blaru a été entièrement remanié par des colluvions récentes : les silex sont bien là, mais déplacés par les processus naturels d'érosion, privés de tout contexte stratigraphique exploitable. Quant au site de Gommecourt, il n'a, contre toute attente, pas révélé d'occupation paléolithique en place : le matériel de surface ne correspond pas à un véritable niveau d'habitat.
Ces résultats négatifs ne signifient pas que Gommecourt n'a pas été fréquenté au Paléolithique. Ils montrent plutôt la difficulté de retrouver, treize mille ans après, les traces ténues d'occupations aussi brèves et aussi légères que celles des chasseurs magdaléniens. Le plateau de Gommecourt, avec ses affleurements de silex, constituait certainement une zone d'approvisionnement en matière première pour les groupes qui circulaient le long de la Seine et de l'Epte. Mais les traces de ces passages — quelques éclats de taille dispersés à la surface d'un champ — sont presque impossibles à distinguer d'un simple semis naturel de silex gélifractés, surtout lorsque treize millénaires de labours, d'érosion et de colluvionnement les ont brassés.
Il est significatif que le lieu-dit choisi pour le sondage — Le Bois des Sablons — soit aussi celui où la notice communale de la Carte archéologique de la Gaule (Barat, 2007) signale une occupation antique tardive (IIIe-Ve siècle), attestée par des tuiles et de la céramique. La superposition, au même endroit, d'indices préhistoriques (en surface) et d'une occupation gallo-romaine (attestée par la CAG) illustre bien la permanence de certains terroirs : les mêmes emplacements favorables — terrasse bien drainée, accès au silex, proximité de la vallée — ont attiré les hommes à des millénaires d'intervalle.

Les derniers nomades avant le grand changement
L'abri de La Côte Masset referme ses secrets avec une leçon qui résonne bien au-delà de ses vingt-cinq mètres carrés de roche. Ces chasseurs magdaléniens, qui taillaient leur silex sous un surplomb de craie au bord de la Seine il y a treize mille ans, sont les derniers représentants d'un monde en train de disparaître.
Le Tardiglaciaire touche à sa fin. Dans les siècles qui suivent leur passage à Bonnières, le climat se réchauffe progressivement. La steppe froide cède la place à des forêts de plus en plus denses — bouleaux d'abord, puis pins, puis chênes et tilleuls. Les grands troupeaux de chevaux sauvages se raréfient, remplacés par un gibier forestier plus dispersé — cerfs, chevreuils, sangliers. Les vastes territoires de chasse du Paléolithique se fragmentent. Les groupes humains doivent adapter leurs stratégies, réduire leurs déplacements, diversifier leurs ressources.
Cette transition, qui s'étend sur plusieurs millénaires, aboutira à la révolution néolithique — l'invention de l'agriculture, la domestication des animaux, la sédentarisation. Les nomades deviendront des villageois, les chasseurs deviendront des paysans, et le paysage du confluent Seine-Epte sera profondément transformé par les défrichements, les cultures céréalières et l'élevage. Mais cela, c'est une autre histoire — celle que racontera la page consacrée à la Préhistoire de ce site, et bientôt l'article dédié à la révolution néolithique dans le Vexin.
En attendant, l'abri de La Côte Masset nous rappelle que la position de carrefour du confluent Seine-Epte n'est pas une invention de l'époque romaine ou médiévale. Elle est inscrite dans la géographie depuis toujours. Dès le Paléolithique final, les hommes ont reconnu dans ce point de convergence des vallées un lieu stratégique — un passage obligé, un poste d'observation, un réservoir de matières premières. Les chasseurs magdaléniens de Bonnières, avec leurs pointes hambourgiennes venues du nord, leurs lames de silex local et leurs quartiers de cheval, sont les premiers témoins d'une histoire qui se poursuit depuis treize mille ans.
Sources et pour aller plus loin
Source principale
Barois-Basquin B., Charier M.-A. et Lécolle F. (1996) — « Un abri sous roche de la fin du Paléolithique supérieur à Bonnières-sur-Seine (Yvelines) », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 93, n° 1, p. 33-42. DOI : 10.3406/bspf.1996.10097
Rapports de fouilles et prospections
Habasque G., Charier M.-A., Barois-Basquin B. et Lécolle F. (1992) — Bonnières-sur-Seine : l'abri-sous-roche de La Côte Masset (Yvelines). Rapport de fouille, Versailles, Service Archéologique Départemental des Yvelines, 99 p.
Habasque G., Charier M.-A., Lécolle F. et Barois-Basquin B. (1991) — Recherche d'abris-sous-roche entre Bonnières-sur-Seine et Port-Villez (Yvelines). Rapport de prospection, Versailles, SADY, 48 p.
Marchand G. et Barois-Basquin B. (1993) — Phase d'évaluation des abris-sous-roche entre Bonnières et Port-Villez (Yvelines). Rapport de sondages, Versailles, SADY, 71 p.
Barois-Basquin B., Hantaï A. et Lécolle F. (1994) — Le gisement paléolithique supérieur du Bois des Sablons à Gommecourt (Yvelines). Rapport de sondages, Versailles, SADY, 26 p.
Barois-Basquin B., Hantaï A. et Lécolle F. (1994) — Le gisement paléolithique supérieur final (à Federmesser) de La Rochelle à Blaru (Yvelines). Rapport de sondages, Versailles, SADY, 39 p.
Carte archéologique et contexte régional
Barat Y. (2007) — Carte archéologique de la Gaule. Les Yvelines, 78, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, notice « Bonnières-sur-Seine », p. 131-135 ; notice « Gommecourt », p. 276.
Gadeau de Kerville H. et Poulain A.-G. (1910) — « Résultat des fouilles effectuées dans un abri sous roche à Bonnières (Seine-et-Oise) », Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques, t. XVIII, p. 77-82.
Contexte magdalénien et comparaisons
Fosse G. (1994) — « Le gisement du Paléolithique supérieur final de Blaru (Yvelines) », Paléo, n° 5, p. 249-262.
Otte M. (dir.) (1988) — De la Loire à l'Oder. Les civilisations du Paléolithique final dans le nord-ouest européen, BAR International Series 444, 2 vol.
Schmider B. (1984) — « Les industries lithiques du Paléolithique supérieur en Île-de-France », Gallia-Préhistoire, VIe supplément.