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Monographie du village de Gommecourt (1899)

Monographie communale rédigée par l’instituteur M. Ferrand

Les monographies rédigées par les instituteurs des villes et villages étaient une commande officielle du ministère de l’Instruction publique pour l’Exposition universelle de 1900. Celle de Gommecourt, achevée en 1899 par l’instituteur M. Ferrand et contresignée par le maire M. Bonnevoye, constitue une source exceptionnelle sur la vie du village à la fin du XIXe siècle.

⏳ contemporain 🏷️ Vivre ensemble 🏷️ Habiter 📍 Village de Gommecourt 🏚️ Clachaloze 📍 Plateau 📍 Vallée de l'Epte 📍 Vallée de la Seine 🗺️ village 🗺️ plateau 🗺️ vallee-epte 🗺️ vallee-seine 🗺️ clachaloze

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COMMUNE DE GOMMECOURT MONOGRAPHIE

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PLAN GÉNÉRAL DE LA COMMUNE

MonographieGommecourt-carte

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Partie géographique. 3

Situation — Communes limitrophes. —

La commune de Gommecourt, composée de Gommecourt, chef-lieu, et de son hameau Clachaloze, est située au nord-ouest du département de Seine-et-Oise dont la limite, au nord-ouest, est la Seine qui lui sert de limite au nord-ouest. Elle touche à la Roche-Guyon, commune de Gommecourt (Seine-et-Oise), Sainte-Geneviève-les-Gasny et Gasny (Eure). La Seine et le fleuve constituent la frontière, à peu près parallèlement, la Seine la sépare de Bennecourt au sud et de l’Epte de Sainte-Geneviève-les-Gasny et Gasny au nord-est.

Population

Il n’existe aucune statistique sur laquelle on puisse s’appuyer pour évaluer le chiffre de la population avant 1793. À cette époque la commune de Gommecourt réunis- sait 732 habitants. Depuis, son état numérique a été en décrois- sance jusqu’en 1872 ; d’où à cette date la population de Gommecourt comprenant 420 et Clachaloze 314. Ce chiffre de 732 a été cherché dans le mouvement auquel est déduite la population de la commune.

Pour établir approximativement le chiffre de la population, antérieurement à 1806, il n’y a que les registres de l’État- civil dont le plus ancien remonte à 1667 qui puissent servir de base. De 1667 à 1677 il y a eu 312 baptêmes, 67 mariages et 246 inhumations. Le baptême d’inhumation est beaucoup sur les inhumations. Gommecourt avec plus exacts ces chiffres sont supérieurs aux inhumations un produit meilleur égaux et dans la période de 1767 à 1777 la proportion se renverse, ce sont les inhumations qui l’emportent de beaucoup sur les baptêmes, 237 baptêmes, 57 mariages et 283 inhumations.

Le chiffre des mariages au milieu des baptêmes pouvait être considéré bas pour l’évaluation de la population, naturel est de 342 de 1667 à 1677. Quelques années plus tard dans une période de dix années, il y a eu plus de 312 inhumations et de 1767 à 1777, 237 baptêmes seulement et ces chiffres ne sont en fait pas tout à fait exacts, car beaucoup d’enfants étaient baptisés hors de leur domicile et même naissance incestuelle et ont été pris avec des ouvrages du même ; plus haut

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4 à l’asile lorsqu’ils étaient en bonne santé, et quoique j’aie peu lieu de croire, on dit et l’on s’étonne d’un chiffre sur l’écriture des actes ainsi que l’énumération des noms et de tous les renseignements qui pouvaient servir à établir l’identité laissant à désirer.

Le chiffre des inhumations ne peut non plus servir de base à une évaluation de la population ; en effet en relevant j’ai remarqué que beaucoup d’enfants en bas âge étaient inhumés, en marge de l’acte d’inhumation on portait indication supplémentaire : inhumation d’un nourrisson de l’hospice. C’est ainsi que pour la seule année 1770, qui compte 18 inhumations, il y en a 10 d’enfants en nourrice.

Restent les mariages. — De 1667 à 1777, époque où la population est à son maximum, la moyenne des mariages varie peu. De 1667 à 1677 il y a eu 67 mariages, de 1768 à 1769 il y en a 56, de 1766 à 1776 il y en a 48, de 1768 à 1778 il y en a 44, de 1774 à 1784 il y en a 38, de 1783 à 1793 il y en a 34, de 1788 à 1798 il y en a 28, de 1783 à 1803 il y en a 30, de 1785 à 1795 il y en a 33, de 1793 à 1803 il y en a 28 et de 1803 à 1813 il y en a 28, de 1813 à 1823 il y en a 29, de 1823 à 1833 il y en a 28, de 1833 à 1843 il y en a 31 et de 1843 à 1853 il y en a 30, de 1853 à 1863 il y en a 30 et de 1863 à 1873 il y en a 27.

Ainsi donc de 1667 à 1777 la moyenne des mariages reste à peu près la même, sauf de 1793 à 1803 où elle se relève un peu, mais elle se rapproche de la moyenne de 1763 à 1813. Dans les périodes suivantes le chiffre des mariages suit une marche descendante comme celui de la population, sauf dans la période de 1843 à 1853 dont l’augmentation est faible. La dernière période décennale de 1883 à 1893 compte 30 mariages seulement.

On peut donc conclure avec presque certitude que la population était déjà d’environ 700 habitants en 1667 et que si elle s’éleva jusqu’en 1777 elle s’est maintenue aux environs de ce chiffre sans variation importante.

De 1777 à 1813 il n’existe au moins aucun état de recensement ; mais la moyenne des mariages se maintient de 1775 à 1785 et y est de 61, et partant la population a dû rester à son niveau à peu près égal jusqu’à cette époque.

En 1837 déjà la dépopulation commence et se

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faire sentir. En 1787 Gommecourt avait 448 habitants et Clachaloze 362 ; en 1791 Gommecourt comptait 471 habitants et Clachaloze 387. Le hameau est aussi peuplé que le chef-lieu. Mais à partir de cette époque la dimi- nution est constante et rapide, plus grande encore pour Clacha- loze, ainsi qu’en témoignent les tableaux ci-dessous :

Années de Recensement Population de Gommecourt Population de Clachaloze Population Totale
1784431347708
1785415354689
1786346322668
1787330331661
1788340291584
1789344196540
1790338214552
1791338274612
1792337216553
1793329266595
1794329170499
1795297173470
1796301173474
1797297149446
1798297149446
1799286152438

Ce n’est qu’à partir de 1787 qu’il existe un état nominatif des habitants de la commune et ce n’est donc qu’à partir de cette époque que l’on peut établir exactement la population distincte du chef-lieu et de son hameau et comparer leur marche. Gommecourt était à son apogée en 1787 et comptait alors 448 habitants et Clachaloze en 1837, et avait à cette date 347 habitants.

De 1787 à 1796, en 9 ans, Gommecourt perd 116 habitants, soit à peu près 13 par an. Et ce n’est à partir de 1837, où Clachaloze commence à diminuer Gommecourt ne perd de 1837 à 1796, soit en 9 ans, que 12 habitants, environ 1 1/3 par an, diminution peu sensible pour la campagne. Et Clachaloze en perd 19, soit 2 par an.

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6 pendant que Gommecourt perd environ la base de sa population, Clachaloze en perd environ du haut maximum.

Ces résultats concernant les causes de dépopulation, j’estime qu’il n’y en a qu’une pour Gommecourt. L’excédent des décès sur les naissances, ainsi de 1783 à 1793 il y a dans toute la commune 118 naissances et 141 décès, soit une différence de 23 en faveur des décès. De 1783 à 1793 cette différence suit une marche ascendante, de 1783 à 1793 il y a en effet 69 naissances seulement et 97 décès, plus du double, et donnant ce chiffre il n’y a pas lieu de s’inquiéter de décès de nourrisson comme en l’année 1770, car depuis dix-neuf ans il n’en a enregistré que neuf enfants mis en nourrice dans la commune, tandis que les naissances diminuent de 118, les décès au con- traire que de 141. On peut ajouter aussi pour causes de diminution de population à Gommecourt comme de Clachaloze qu’il s’est formé d’une part à Clachaloze les causes de dépopulation sont multiples l’excédent des décès sur les naissances n’y peut ajouter. A l’énumération de Clachaloze de 1819 qui fait 79 enfants à Clachaloze et 2 seulement à Gommecourt. L’énumération, cause surtout pour le premier trop accidentel et difficile d’accè- der le jeune s’en abandonnant beaucoup pour une culture plus facile, ou pour chercher une place au chemin de fer ou ailleurs ; c’est en effet à partir de l’établissement des chemins de fer que la dépopulation est la plus sensible. Il est curieux de constater les départs qui eurent lieu de 1843 à 1873.

Pendant cette période décennale il y eut 72 mariages pour toute la commune, chiffre qui ne fut surpassé que pour la période décennale de 1793 à 1803, et qui peut paraître extraordinaire en regard de la période décennale précédente qui compte 52 mariages, et de la suivante où il n’en reste que

  1. Mais sur les 72 mariages conclus pendant cette période, 33 sont reçus à moitié et quittent la commune soit immédiatement, soit dans l’espace de deux ou trois ans sans y laisser aucune trace. Quelques conjoints de cette époque sont bien revenus se fixer au village natal après avoir été retirés et mêmes employés des chemins de fer pour les enfants sont établis ailleurs et n’en reviennent jamais.

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7 favorise le développement communal

Superficie territoriale.

Le territoire de Gommecourt se compose de 757 hectares dont 757 hectares environ pour les terres en cultures, les vignes, les bois, les prés et les marais. Le reste est occupé par les propriétés bâties, par voies de communications, et les cours d’eau.

Altitude — Relief.

Limitée d’un côté par la Seine et de l’autre par l’Epte, ce territoire se compose essentiellement d’une chaîne de collines parallèles à ces deux cours d’eau, en pentes abruptes rive union au nord-ouest à la Côte, la Côte courbe, la Cime, et au bas desquelles se trouvent situées les maisons du hameau du côté de la Seine. Ces chaînes volatiles sont de plain en place pour donner naissance à de véritables bas- fonds marais, Val de la Dame, Val d’Aulx, Val Blond, Val Raoul, ? Val Maux, Val de la Ville. Souvent, la pente abrupte du côté de l’Epte, est coupée perpendiculairement d’éminations qui rap- pellent les vallons et embranchement de côte de la Seine. L’altitude maximum existe sur la route nord vers celle du Val à l’altitude environ de 180 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’altitude mi- nimum a 25 à 50 mètres environ au bas des coteaux au pied desquels se Clachaloze dont la Cime reste latlée et les maisons bas mondes habitations lors des grandes eaux, est à 200 mètres environ au-dessus de l’Epte, à 3 mètres d’altitude. Ainsi s’explique la différence de pente des deux côtés du coteau.

Nature du sol et principales cultures.

Le sol est en grande partie formé de silex, mais il offre des différences sensibles. Complètement siliceux sur certains côtes de l’Epte où l’on ne peut guère cultiver comme céréales que l’orge, la seigle et l’avoine ; il est en mélange argilo-calcaire et de calcaire un peu plus haut et le blé, y réussit assez bien. La pente située sur la côte de la Seine, vers Clachaloze, est un sable calcaire très mêlé à cause de son explosion du sud-est.

Dans les vallons en automne la partie complètement exposée au soleil, orientée surtout au sud, est appelée côte droit par les habitants ; c’est la partie des cultures recherchées et la meilleure récolte, quoique inférieure de deux à huit francs

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8 … suivant la distance des habitations, y est supérieure à celle de la partie inférieure appelée coteau. Dans cette dernière, en effet, on trouve fréquemment des friches, ce qui n’existait rarement sur la côte droite, celle-ci étant surtout favorable à la culture de la vigne ; mais les gelées printanières et la maladie para- sitaires l’ont fait disparaître presque complètement. La culture des petits pois en printemps remplaça celle de la vigne, les céréales et particulièrement le blé réussissent bien dans ces coteaux.

Du côté de l’Epte vers Gommecourt, l’exposition au nord-ouest en fait une poche plus froide ; on n’y voit presque plus de vignobles, les céréales, les pommes de terre, les asperges cultivées en grande quantité dans la région la plus vilaire, forment la base de l’agriculture de cette partie du territoire. Au bas de cette pente, en bordure des bois taillis, réunis et de la lisière, dont l’œuvre principale est le chêne, on y voit aussi le noisetier et le bouleau.

Dans le hameau de Clachaloze, on avait planté des vignobles en remplacement de la vigne, mais cette culture tendit aussi à disparaître. La production n’est pas sans rémunération. On trouve des noyers bien plantés dans le voisinage des habitations de Gommecourt et particulièrement de Clachaloze.

La partie du territoire qui avoisine le bord de la Seine est formée d’alluvions récentes. Très fertiles au bord de la rivière, ces terres étaient, quoique encore, anciennement exploitées en prairies naturelles, et la prairie située de Clachaloze, elle fournit un foin d’excellente qualité. Depuis une trentaine d’années on a difficilement transporté la culture au niveau des coteaux.

Sur le bord de l’Epte le terreau est marécageux, mauvaises des eaux une partie de la terre ; il ne fournit qu’un foin grossier dans la prairie dite de Gommecourt ; dans la prairie appelée plus particulièrement du moulin, il a été planté depuis 40 à 60 ans de peupliers sur toute sa superficie ; leur amé- liore le terrain et la prouve sa production. Dans cette partie le terroir a été divisé ainsi par 7 et par 8 parcelles plus hautes et bois très petits. L’œuvre se continue au plein, ayant progressé pour son intérêt et moins de dommages de longtemps chaque lot a été planté de peupliers et se prêter, et aujourd’hui l’on voit une

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9 mais petite forêt marécageuse dans laquelle poussent en moins temps que les peupliers tous les arbustes et le ronces et ses espèces de broussailles. Ces peupliers, trouvant la mer basse favorable ont poussé vigoureusement et depuis quinz à vingt ans on a abattu régulièrement plusieurs certaines forêts au déboisés en place venant recevoir nouveaux reboisements. Les peupliers abattus sont remplacés par les frênes qui prennent leurs places, ces peupliers aussi prochainement et ne sont pas encore pour l’exploitation, ils fourniront à leur tour ample revenu lorsque les peupliers auront disparu.

Voies de communication.

Gommecourt est mis en communication avec les pays voisins par d’excellents chemins vicinaux et par la chemin de grande communication N° 200 qui le traverse.

Les relations de Gommecourt avec son hameau n’étaient pas des plus faciles jusqu’à ces derniers temps, puisqu’elles s’effectuaient autrefois par un chemin vicinal, assez long, la pente était rapide et la côte de Clachaloze se rendait impraticable aux fortes chargées et il fallait faire un détour par la Roche-Guyon pour le transport des récoltes et des engrais. En 1892 et 1893 une rectification du chemin vicinal N° 3, de Gommecourt à Clachaloze a été percée, et ce nouveau côté est un superbe route qui dessert de longs intervalles dans les vallons tandis plongeant au fond de ces vallons pour de superbes ramassage, autant s’élevant au-dessus du rocher pour une ramille hardi. Grâce à ce nouveau tracé du chemin les transports se font maintenant facilement.

Les gares de chemins de fer les plus voisines sont : Fornicères à 7 kilomètres sur la ligne de Paris à Rouen, Gasny à 9 kilomètres sur la ligne de Rouen à Gisors, et Sainte-Geneviève-les-Gasny halte pour les voyageurs seulement à 2 kilomètres de la même ligne.

État de la propriété.

Le sol de Gommecourt est très divisé ; il comptait environ onze mille parcelles au moment de l’établissement du cadastre et les superbes bois ; il y a sur ce sol un grand nombre de cultivateurs possédant qui avec des champs plus étendus il se

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10 …défaut de temps, font beaucoup d’échanges pour s’agrandir. Quelques uns hésitent encore à échanger, résistant au mouvement en avant, ne voulant pas céder telle parcelle de leur patrimoine contre une autre qui à leurs yeux, n’aurait plus la même valeur, mais le fermier sous l’affermissement de ces idées nouvelles, est heureux d’accepter aussi un mouvement d’accroissement tel tous les ans. De 1790 à 1899, je ai dû délivrer cent soixante dix de la matrice cadastrale, en exécution de la loi du 3 novembre 1794, conformément des droits féodaux et percevoir tous les échanges et im- meubles nouveaux. Il est surtout dans les parties abruptes du coteaux de Clachaloze, où le sol est très faible et marécageux, il est très difficile d’apporter les engrais, que les échanges seraient favorables, certains cultivateurs ont compris et ils désirent recevoir des terrains d’absente plus féconds que celui qu’ils ont lieu donner en échange pour pouvoir élargir leur domaine. Certaines parcelles qui comprenait aujourd’hui de vingt à trente ares ne comprennent pas moins de 40 et 50 des parcelles anciennes et en outre 60 arres environ trois cents ares ; et entre deux de trente à trente cinq parcelles anciennes qui n’ont été réunies par le propriétaire actuel que depuis moins de dix ans, et encore, il peut s’agrandir avoir de morceaux qui seraient con- tigus et auquel chaque accroissement assure une grande valeur pour sa situation dans un des parties les plus fertiles des coteaux. Tous les bons cultivateurs agissent ainsi, et on peut voir que dans quelques environs de morceaux qui comprenaient de un à cinq ares, et qui pouvaient comprendre lorsque la vigne formait la base de la culture, auraient presque disparu, sauf dans la partie marécageuse des bords de l’Epte dont il est parle plus haut où il n’y a rien à gagner de l’agrandissement.

Du bétail en général. Volailles.

Gommecourt est par un pays d’élevage de bestiaux. Tous les cultivateurs achètent leurs bestiaux aux comices voisins ou sur les foires des environs ; ils peuvent même des environs en basse Normandie pour les acheter de meilleures espèces. Cependant les cultivateurs commencent soucioux de l’avenir, ne voulant plus s’adresser aux marchés

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11 sont exploitants, soucieux d’élever eux-mêmes leurs vaches, se sont crues que depuis plusieurs années des pâturages ont été créés à Clachaloze, et même à Gommecourt malgré la mauvaise qualité des fourrages des bords de l’Epte.

La trop grande division du sol et la diversité des récoltes ne permettent pas l’élevage du mouton auquel il faut de grandes espaces à parcourir.

Chaque maison de culture possède une certaine quantité de volailles dont les poules forment la majeure partie, on y joint quelquefois des canards mais en très petite quantité.

Industries — Carrières.

Le sol étant en grande partie formé de silex, on y rencontre naturellement beaucoup de silex. Des silex ont été réunis en tas en divers endroits à la surface du sol où ils ont formé des meurgers qui ont été exploités pour l’entretien des routes. Les meurgers sont aujourd’hui presque entièrement disparus.

Ces meurgers de cailloux mélangés à l’argile et à la chaux, et outre on a creusé de tous côtés, auprès de Gommecourt, des carrières qui fournissent en grande partie les pierres néces- saires aux pays voisins où manque le silex.

Minoterie.

Il existe à Gommecourt une importante minoterie, établie sur le bras principal de l’Epte qui fournit sa force motrice et a été une œuvre hydraulique puissant autant que fort et de bonne hauteur, supérieur, laquelle la propriétaire actuel M. Malpaux, a donné une grande impulsion, par des aménagements tout à fait modernes. L’ancien système de meules il a substitué, en 1892, des cylindres, qui lui permettent de produire une farine d’excellente qualité, pouvant rivaliser avec les meilleures marques.

La production moyenne journalière est de moins de cinquante quintaux de farine.

Laminerie de zinc et fabrique d’engrais

En 1876 une laminerie de zinc comprenant un laminoir a été établie sur un bras dérivé de l’Epte ; la force mou- trice demeure, également, est amenée par une œuvre hydraulique.

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12 L’eau est retenue comme au moulin établi sur le bras principal, pour un système de rouissage mouvement et d’adoucissement continuel.

En 1884, l’industrie du zinc étant languissante, le Directeur de la laminerie, M. Lacourie, pour occuper son personnel et ne pas laisser tomber son usine, se résolût à la fabrication des superphosphates et d’acides. Il y fabrique annuellement 30000 quintaux de cet engrais et cette production s’ac- croît constamment, aux superphosphates s’est ajouté fabriqués à l’usine même il faut joindre la vente au entrepôt des super- phosphates minéraux, des nitrates de soude, sulfate d’ammoniaque, chlorure de potassium, engrais de poisson, tourteaux pour nourriture des bestiaux, et toutes matières fertilisantes au niveau du cours pour l’agriculture. En quantité ordinaire vendues en entrepôt, en proportion toujours croissante, s’élèvent actuellement à 50000 quintaux par an.

La laminerie de zinc fournit en outre 100000 kilogr. de zinc laminé par an. La fine matière dont dispose l’usine ainsi que son aménagement permettent une pro- duction double.

Cette usine occupe toujours constamment 30 à 35 ouvriers.

III Esquisse historique

Étymologie — Anciennes formes du nom — Origines

Gommecourt n’est pas le vrai nom c’est Gommercourt de Gommer civitas ainsi que le prétend les vieux titres ; mais l’orthographe Gommecourt a prévalu. (A. Lebrun, Les Fiefs de Mantes, 1883.) L’origine du nom remonte à l’époque gallo-romaine. Gommer était magistrat ou réunion d’habitants les civitas. Gommer civitas, Gommer survivit, Gommercourt et enfin Gommecourt tel est fourni le nom actuel.

Gommecourt existait je crois dès les temps les plus anciens de l’histoire au doute ne me semble possible à ce sujet, des années anciennes ont livré taillées pierres de l’époque antérieure à l’occupation romaine ont été trouvées en grande nombre sur son territoire.

Certaines ruines de villages et certaines s’aperçoivent faibles- sement mais celui-ci devait être disposé au lieu et très exprime

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13 comme aujourd’hui, il devait y avoir des habitations le long et une voie romaine qui passe au nord-ouest de Gommecourt (chemin des Pâtures) près du cours de l’Epte, en profitant des terrains bas et marécageux qui l’avoisinent, pouvit conduire au camp romain entre Gommecourt et Gommerville et de l’autre côté de la Seine, au château de La Roche-Guyon. Il existe des traces très significatives de ces habitations le long de cette voie, on y retrouve à divers endroits et notamment dans les Vallons des huîtres de diverses formes qui rappellent en tous points celles qui envi- ronnaient les habitations de cette époque.

Il y a environ dix ans, en creusant un propriétaire, au sommet d’une carrière à cailloux dans un champ des deux côtés entre 30 à l’ouest du village, a découvert une ancienne construction dans laquelle se trouvaient des foyers de cheminée bien conservés, il y avait dans ces ruines de nombreux poteries, amphores qui ont été données à des collectionneurs, et deux meules à écraser les grains, mais une demie meule a été brisée et le morceau em- porté ainsi hors de nous demeure par procédés suffisants, la seconde est restée sur place et conservée par le propriétaire M. Germain Robert ; elle est faite de petits galets réunis par une ciment qui se semble pierre de gypse pulvérisée ; elle mesure 0,40 de diamètre et 9 à 10 d’épaisseur, et elle est percée au trou cylindrique au centre. Elle a la longueur ovale et les galets de la partie supérieure sont reliés par le frottement.

Sur l’origine civil.) Gommecourt placé aux confins de l’Ile de France et de la Normandie dut souvent connaître les horreurs de la guerre et de la longue lutte entre les rois de France et leurs vassaux, les ducs de Normandie devenus rois d’Angleterre par la conquête. Il donna été une longue inscription gothique dans le chœur d’une chapelle de Clachaloze, aujourd’hui qui est de récit d’un combat et souvenir du roi saint, roi d’Angleterre. Cette inscription disposée sur les ruines.

Gommecourt fait partie civilement de la Roche-Guyon, La paroisse de Gommecourt faisait partie du diocèse de Rouen, doyenné de Magny. Les registres des baptêmes, mariages et inhumations de 1692 portent : Paroisse de Normandie, archidi- on diocèse de Rouen, puis en 1697, doyenné de Magny et vicaria

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14 de Pontoise, et à Rouen et à Pontoise, sur et devraient les copies des registres de baptêmes, mariages et inhumations de la paroisse de Gommecourt.

Dans un aveu, la duchesse d’Angoulême désignant tous les droits qui elle possédait en son duché de La Roche-Guyon, cite, en parlant de Gommecourt. Cette seigneurie très élevée anciennement du prieuré, elle acquise par François de Silly comte de La Roche-Guyon, de Messire Pierre de Ronay par contrat passé devant René Cornelier et son confrère, notaires à Paris le 30 août 1547. Elle y énumère les droits qu’elle possédait sur la seigneurie : Censives, champart, lods et ven- danges. “A Gommecourt, droit de pression banal, en conséquence duquel droit j’ai un pressoir audit lieu, un bât monté de meunerie et un quartier de terre en environ, sur lequel j’ai droit de faire construire un atelier à pressoir. Les habitants ont en commun avec ceux de Limetz et Gommecourt 37 arpents de commune et marais aux charges particulières de mes habitants de Gommecourt de faire trois fois de foin, et m’en fournir, libre et déchargé quand je serais dans mon hôtel audit lieu, (une grange dans audit hôtel), et de m’envoyer deux petits poissons en Carême, cinquante fougères par an et sols à demi parisis et Gommecourt me four- nirait suivant redevance.”

La seigneurie de Clachaloze est de l’ancienne domaine et directi- on d’exception de quelques petits fiefs qui ont été mis en vente (la ferme dans le dit champ au centre du hameau de Clachaloze, fait partie de l’ancien direct), deux maisons hameau de Clachaloze. Les vignerons sont astreints à porter eux-mêmes le la ferme leur vin franc ferme laquelle il paye le transport. Les habitants du hameau de Clachaloze, comme étant de la paroisse de Gommecourt, sont astreints aux corvées dues par lesdits habitants pour aider à faucher l’herbe de foin de la commune.

Le meunier du moulin de La Roche-Guyon possédait vis à vis seigneurie de Gommecourt, seul celui de chant pouvait donner à boire, crue et levure, et le tiers du beurre, levades, etc.

En 1696, la ferme de La Roche-Guyon, du Lis La Roche-Guyon, à Louis Guedouillle et Michel Marsin, en 1696 pour neuf années et seize feux et moins temps et Michel Marsin et sa femme Louise Guedouille, moyennant un loyen annuel de 280 livres.

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15 15 quatre chapons et six bûchettes de marbre sa ferme payables au terme de la Saint Martin d’hiver.

Le commun en marais communs dont il est question dans cet aveu avaient déjà fait l’objet de délimitations de la part des habitants des trois paroisses intéressées. En 1750, Jean de St Quentin, lieutenant pour le roi au siège de Magny et Pierre Relbecq, lieutenant des eaux et forêts pour le roi au Comté de Chaumont et Magny, Commissaires du roi pour le pays de Normandie et comté de Chaumont en Vexin, chargés de faire un état descriptif et d’arpenter les marais, terres vaines et vagues, friches et landes étant dans le détroit de la juridiction dudit Magny y compris les dépendances de La Roche-Guyon, se rendirent à Gommecourt et y procédèrent à la description et au mesurage des marais. Ils rejetèrent de mesurage et délimitèrent une pièce de pré sise sur la berge rive de l’Epte et où les habitants de Gommecourt et Freneuse étaient coutumiers de faire faucher leur bestiaux, et à raison que ladite pièce est assise en Normandie et non en déduit de notre juridiction. Au milieu de cette pièce il y avait deux pièces importantes l’une de six boisselées, l’autre de 20 ares, et l’autre le Grand Champ, de 4 h. à 19 ares qui faisaient partie du domaine de La Roche-Guyon au moment de l’aveu de la duchesse d’Angoulême. Sans doute de ces pièces que les habitants de Gom- mecourt devaient faucher le foin. Les deux restes du domaine existent encore dans leur entier et appartiennent au propriétaire du marais.

Le premier fourneau de Clachaloze n’existent plus. Le dernier a été démoli en 1814 et transporté dans Chers à Gommecourt existe encore avec la grande cheminée y attenante. Le bâtiment dans lequel il est a été réparé à neuf par le propriétaire actuel. M. Fracy. En 1794, la construction du chemin, la seule qui existait encore à Gommecourt a été alors remplacée par une construction en cordonne. L’ensemble est formée par une série de molettes formée d’un gravier vis de bois et de déchets qui lui donnent une résistance assez qui veut faire mouvoir et machiner.

Il n’existe aujourd’hui que deux anciennes meules de pierre et quelques dalles de récupération faisant partie du dit four. Il s’en trouve aussi encore dans la maison de M. Demarle Lambert.

Le vieux moulin dans le quel les meules n’existaient ni étaient pour un moulin banal, il fut de tout temps moulin en bleed. En 1792 Monsieur Royer

[PAGE 16] 16 de La Guyonne, creusyer, sieur de Douvray, devant les notaires royaux à Houdan, vendant à Charles François Quemelin, négociant de Poitiers, et par autre livre, lieutenant général de Gommecourt y demeurant, ” un moulin à blé assis sur la rivière de l’Epte et la paroisse de Gom- mecourt, tenant le bord du vignoble de La Roche-Guyon, à cause de sa seigneurie de Gommecourt, pour dix livres que les habitants s’y doivent acquitter pour l’année “. En 1774 ce moulin passant par acte de vente des mains des sieurs Malocq, Romagny, en celles de Jean Roussaux moyennant le prix principal de 35000 livres, dont 24000 sur la meule et 11000 pour servir au reste de 6000 livres. Il appartenait par succession à St. Fuscien, prêtre chanoine de l’église métropolitaine de Rouen. Cette vente était faite en vertu d’ordres par l’adjudication du pays et seigneurie de Gommecourt et des biens de rentes. Les habitants de la paroisse de Gom- mecourt devaient autrefois tendre trois bœufs d’alle au marché de Rouen.

A Clachaloze existait avant la démolition, les bords des anciens habitats demeurent encore dans le sable, et qui sont aujourd’hui abandonnés par les maisons modernes, elles avaient autrefois un carves et s’établis- sant grand monte vers en rivière.

J’aborde maintenant l’époque de la Révolution. L’année 1789 est pour Gommecourt un évènement, chacun observe et attend. Le registre de la municipalité est ouvert à partir de 10 avril 1790, par M. Jean Julien Trouvé, curé et maire. En 1790, Gommecourt n’est plus la hameau paisible auquel on impose ses volontés, son vif élan soufflé de liberté a fait res- sortir au cœur de la nation, c’est un morceau de cette patrie, fier de son indépendance ayant conscience de sa responsabilité. On organise une garde pour veiller la nuit sur la sécurité des habitants et de la récolte. Avec son ardeur chacun veilla sur son administration. Le 6 juillet on se prépare pour la Fédération, Nicolas Stilard, Reculin et Jacques Robert Lemierre sont délégués pour se rendre à Versailles le jour même et porter tant au nom de la municipalité et de celui de la commune, le pacte fédératif et matériel arrêté par la société pour tous les députés et gardes nationales des départements. Le 10 juillet à la séance de la municipalité on reçoit les états de Fédération. Le 16 juillet, après avoir monté le piquet de la municipalité, il est décidé qu’il sera tiré pour la fête patriotique. La fête publique se déroule et durant la municipalité qui se termine le 30 août tous les anciens habitants de la paroisse s’étaient pour la première assemblée solennelle. M. Le Curé a exposé les motifs et le pacte de la fédération indiquée pour ce jour, sous la capitale du canton durant

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17 villes et communautés du royaume, et il a expliqué les obligations résultant des pactes sacrés, qui, en attachant dans une union fraternelle tous les citoyens à la patrie, doit les unir désormais entre eux par le lien indissoluble de la plus étroite fraternité. “Le moment prêté d’abord par le corps municipal, puis par tous les habitants de la paroisse, a été une satisfaction universelle et a chanté le Te Deum.” Les citoyens furent invités pour trois heures et la reste du jour, s’est passé en réjouissance, chacun passa de son jour pour les succès des glorieux travaux de nos augustes Législateurs, pour la prospérité de ce peuple empire, et pour la conservation des principes & tous unis. signé au fond des listes de l’administration et de l’honneur des français.

A la suite de la suppression des droits seigneuriaux, M. le Duc de Rochefoucauld propose, le 7 août 1790 de vendre ou de louer la municipalité pour le compte de la paroisse, le pressoir banal qu’il possédait à Gom- mecourt et Clachaloze. Le Conseil général de la commune décida d’en référer à l’assemblée générale des habitants. Il a été résolu qu’à l’assemblée générale de la commune il a été observé que le pressoir aurait perdu plus des deux tiers de leur valeur par la suppression des droits de banalité, et de ce qu’à ce que personne n’était et n’a voulu se charger de la chose. Il a vendu acquise en première assemblée aux habitants M. le Duc de La Rochefoucauld et elle prie Monsieur les officiers municipaux d’assurer le Seigneur Duc de sa vive et profonde reconnaissance.

Il vendait, décision des officiers municipaux et tentative de perception de revenus.

En cette année 1790, le 17 décembre, Jean Antoine Bonne prêtre constitutionnel de Gommecourt est élu évêque constitutionnel de Versailles, M. Trouvé avait assisté et résidé à La Roche-Guyon, et signa sur cette qualité un acte d’inhumation à Gommecourt le 29 septembre 1790 et un autre le 16 décembre 1777. Le 16 décembre 1777 Trouvé signe acte de curé de curé de Gommecourt, c’est donc à partir de 1777 qu’il est curé de cette paroisse. Lors de l’établissement de la municipalité, s’inspire au registre des délibrérations “Monsieur curé et Maire de Gommecourt” et les citoyens réunis à Versailles flattent les habitants de la commune ainsi qu’en témoigne la déli- bration prise à ce sujet et que je copie textuellement : “Gommecourt trois vingtième jour de juillet mil sept cent quatre vingt dix, assemblée de la municipalité de Gom- mecourt, extraordinairement convoquée en séance MM. les frères Trouvé maire, M. Louis Trouillard, Jean Pierre David, Antoine de Rhaude et Ernest Marchal, officiers municipaux, MM. Annet Apertois procureur de la commune a pris la parole et a dit qu’il était infiniment flatté et avoir l’honneur pour curé M. Jean

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18 Jules Trouvé, vicaire de St Pierre, Marie de ladite paroisse. Lequel avait été élu évêque de Versailles par MM. les électeurs du département de la Seine et Oise. Le sept décembre présent mois et à la pluralité absolue de plus de soixante voix, et proclamé comme tel le lendemain huit, en l’église royale de Notre-Dame de Versailles avant la messe solennelle qui a été célébrée à cet effet, en présence du clergé, non revêtu de ses orgues, des curieux et toujours aux cris de très mille et mille fois répété, aux applaudissements universels de tous les corps qui y avaient assisté. Et que pour donner une nouvelle preuve de sa estime particulière et de la profonde vénération dont Sa Sainté toujours été pénétré envers ledit curé nommé évêque, il concluait le Directeur à ce qu’il en disposait à ce registre de ladite municipalité ladite élection, et l’assemblée, comme donnant un motif de mouvement précieux et de joie universelle pour ledit curé et sa paroisse. D’où après nous officiers municipaux susdits, curateur de Monsieur, remerciants et peines donné au Représentant dudit Fournier de la Commune avons signé de présent écrit. Fait à Gommecourt et la municipalité, les jours et an que dessus. “R. Requillart et signé : Lhoumois, Jean Trouillard, Jean Pierre David, Nicolas Michel Reculin et Jacques Robert Lemierre, et le commune et l’archiviste territorial susdit.”

Le 9 janvier suivant à la municipalité de Gommecourt assemblée il a été fait lecture d’une lettre de Mr. le Commissaire général expédié du département de Seine et Oise en date du 31 décembre dernier contenant un extrait des délibérations du Directoire dont la teneur en suit, et dont j’extrais la copie du Registre des délibérations. “Extrait du Registre des Délibérations du directoire du département de Seine & Oise.

Les vendredi vingt six décembre mil sept cent quatre vingt onze, dans la maison commune, curé de Gommecourt, District de Mantes, élu et proclamé évêque du département et est présenté au Directoire et a dit : Monsieur, j’ai déjà prêté le serment décrété par L’Assemblée nationale et depuis, non loin, pour donner une nouvelle preuve de mon attachement à la Constitution, obligé de m’adresser pour exécuter les Décrets, qui me prome réclére le serment ordonné par le Décret du 27 novembre dernier devant la municipalité de Gommecourt, et comme je tiens à prononcer mon serment et adhère entièrement à la loi, je prie, Monsieur, de vouloir prier de me donner acte du serment que je fais en ce moment, de veiller avec soin sur les fidèles qui me sont et me seront confiés, et de fidélité à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution

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19 décrété par L’Assemblée nationale, excepté toutefois, rien, et spécialement la constitution civile du clergé, je me réserve. Monsieur, de retirer en revenant devant la municipa- lité de Gommecourt aussitôt que je serai de retour. Le Directoire accueillera la demande de Monsieur évêque, forme a reçu son serment à lui en son domicile, et a arrêté qu’il sera encore envoyé expédition à l’Assemblée nationale et à la municipalité de Gommecourt, devant laquelle il sera renouvelé le premier dimanche qui suivra son retour dans sa paroisse. “ Signent les Secrétaires.

Le 23 janvier 1791 devant le Conseil général de la commune extra- ordinairement assemblée dans le chœur de l’église. Monsieur renouvela de la manière la plus solennelle le serment prescrit par L’Assemblée nationale.

Le 1er mars 1791 M. Trouvé signe pour la dernière fois au registre de délibérations et le 2 mars 1791, au registre des baptêmes mariages et inhumations. (Jusqu’au 27 janvier 1792 les actes de l’état civil sont dressés par le curé Trouvé seul à dater par un officier de l’état civil date du 27 janvier 1792).

Le 6 juillet 1791 Clérisse est élu maire en remplacement de M. Trouvé. M. Jacques Robert Lemierre est élu pour Officier et J. Baptiste Lemierre.

Le 13 novembre 1791 élection d’un nouvelle municipalité, Jean Marchain fils de Reculin est élu Maire.

En l’année 1792 aucune évènement saillant, mais pendant les années 1792 et 1794 et 1797, an 10, 11 et 12 de la République, le registre de la municipalité porte l’empreinte des émotions qui agitent alors l’esprit des habitants et des délibérations de municipalité, on visite des petites parcelles de collecter dans lesquelles au nom des personnages résidait aux magistrats, fidèles exécuteurs des lois. Il faut noter, le 21 avril 1793, la nomination du Commissaire pour procéder à la visite domiciliaire du ci devant château de la citoyenne veuve Belle- de 22 avril, Jean Marchan Maire et Jean Baptiste Vallé, Officier municipal sont délégués pour assister à cette opération.

Nous avons les volontaires communaux. Le 21 août 1793, Jean François Hallé âgé de 21 ans se présente comme volontaire pour faire le service, il laisse un fourneau et un enfant. Le 24 mars engagement de Jean Pierre Alexandre pour la guerre de Vendée. Son engagement est ainsi. “Le citoyen Jean Pierre Alexandre, volontaire, né à Gommecourt, âgé de 26 ans, taille de pieds 5 pouces, n’ayant aucun espèce de soumission de roi

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de la Patrie en danger. Après l’enrôlement volontaire, se rend à la défense de nos foyers et à la Vendée. Approuvé par le Directoire du département, en mention à la loi des 11 de mai et des Délibérations du Conseil général du département des 12 et 17 dudit mois, en présence des Officiers municipaux municip. Michel Lemierre, garçon âgé de 17 ans fait son inscription volontaire pour marcher à la défense de la patrie.

Les 16–20 et 21 juillet 1793, longues délibérations relatives à des questions de marais entre Gommecourt, Freneuse et Vétri. Les marais sont des terrains dont il est parlé dans l’aveu de la duchesse d’Emille. Les portions revenant à Gommecourt et à Freneuse ont été partagées entre tous les habitants de chacune de ces communes, celle de Gommecourt entre les 22 floréal et le 3 fructidor, an II, et celle de Freneuse et de ses environs en 27 prairial an VI, cette dernière partie fait partie du territoire de Gommecourt. La divergence des terrains et chemins dans la marée de Freneuse montra bien l’état d’esprit de population à cette époque, et relevait aussi les souvenirs et chansons de la République, de la fédération, du serment civique, de la fraternité, de la sans-culotterie.

Monuments

Église

L’église de Gommecourt se distingue de ses églises bien distinctes. La nef est de construction romane et est des plus simples. À transept. Les chapelles latérales et le clocher, le tout formant croix, datent du XVIIIe siècle et ont servi hier pour présenter de belles figures, statues représentant deux évêques recevant les vœux pieux de leur service mutuel et le reste servait pour assemblée. On remarque aussi dans la chapelle de droite à l’arc de pierre, quelques sculptures moyen-âge. Les vitraux mal réparés. Deux épitaphes relatives des générations pieuses sont mentionnées dans l’église.

Chapelle de Clachaloze

(entre les rochers, hors du village où il est parlé de Gommecourt existe comme annexe la réunion d’une chapelle à Clachaloze.) On visite avec intérêt les rochers de Clachaloze, les ruines d’une ancienne chapelle qui consistait quelques dorures, quelques pierres tumulaires et quelques fresques avec une longue inscription gothique aussi lisible encore. Les curés successifs des paroisses se nommaient desservants celle du cimetière (Arnaud 1833). Cette chapelle, relevant qu’il n’en reste que des restes de pierres, devait être de construction romane. Il n’y eut ni cimetière à Clachaloze, les pierres ont conservé le souvenir et restaient au détour de l’établissement de l’état- civil par les variations successives de cette réunion. Tous les curés de Clachaloze, lors des actes de l’état civil étaient desservis à Gommecourt, chef-lieu de la paroisse.

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Le dernier vicaire de Clachaloze est le citoyen Jean Antoine Lefumi qui fut tué à Versailles le 1er janvier 1793 dans le chœur de l’église de Gommecourt en présence de la municipalité.

La chapelle de Clachaloze fit partie des domaines nationaux et fut vendue pour dépréciation, à Versailles, devant les membres de l’administration centrale du département de Seine et Oise. On la revoit en tenure publique, le 22 floréal an XIII, au citoyen Joseph Bourbon de Versailles. Il y eut un acte d’adjudication le 7 floréal lors la mise à prix à 1200 f ; mais aucune adjudication ne se présenta. Le 28 floréal la mise à prix était également de 1200 f ; l’adjudication fut faite, l’adjudication montant à 2800 f environ deux mille cinq cents francs. Depuis la chute ont relevé cette chapelle mesurant 9 mètres de longueur et l’intérieur de largeur. On voit ici ce qu’en fut l’adjudication mise en 1793 ; depuis la chute il n’était plus des ruines. Termina mes dits vendeurs par adjudication passée devant Me Alexandre notaire à La Roche Guyon, le 29 juin 1816, sur reprise de terrains et maisons environnantes à Michel Aimé Traay, menuisier à Clachaloze, pour (400 f) cinq cent six francs. Sur l’emplacement de ces environs Traay éleva une maison d’habitation, et on voit encore dans sa cour des quelques pierres et un chapiteau provenant de la chapelle.

Mairie — école

La maison commune de Gommecourt comprend la Mairie et l’école, elle a été construite en 1746 et 1747, jusqu’à ce dernier temps et aspect général du bâtiment. Placé en bordure du chemin N°2, il était celui d’un bâtiment rural. L’intérieur est très étendu. Au moment de la construc- tion, aucun prévoir n’avait été prévu pour le clocher, pas de buste et attitude ; il a fallu le former aux frais de la commune. Le jardin donnant sur le champ n’existait alors que par un édit et clos muré de diverses natures. La local était resté ainsi jusqu’en 1849, mais à partir de cette époque, les municipalités qui se sont succédé ont travaillé à l’améliorer. L’établissement d’une seconde école à Clachaloze a permis d’agrandir le logement de l’instituteur par l’adossement d’une partie d’un local d’école (1874), le jardin a été clos (1877) par un mur en moellons, l’école en échange avec une propriétaire, nous en sommes venus à établir une sorte petite plaine de tilleuls sous laquelle les élèves trouvent ombrage et récréation (1886) ; enfin en 1891 le premier cordon en marbre gris a été appliqué et a été remplacé sur la façade de la mairie et sur la seconde en plâtre noir comme il se trouvait encore mais en stabilité. Une inscription d’armorie de plâtre rappelle qu’ici se trouvent la mairie et l’école et un blason placé à l’entrée a heureusement complété l’aménagement extérieur de la façade.

Bois communal

D’après un arêté de 1813, le domaine seul du bois communal de Gommecourt comme fort beau. L’ouverture a eu suitre à

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été recouverte de fortes dalles, et une pompe en fonte adossée à une colonne de pierre permet de tirer l’eau avec plus de facilité. J’ai souvent trop parlé de ce puits puisqu’il n’a rien de bien intéressant si ce n’est sa position pittoresque au milieu d’une petite place et entouré d’ouvrages de voirie publique, au tournant d’une rue, et je n’aurais voulu faire remarquer la chose. Cette borne en même a fait de devoir sans soutènement moins convenable mais apparemment satisfaisante à la partie supérieure formant chapiteau, haut de 4 m 50 environ, vient des ruines de l’ancienne chapelle de Clachaloze.

Cimetière — Le cimetière actuel est situé autour de l’église, entouré et n’occupe une surface de 40 ares 54 cent. Ce cimetière situé dans le village et dans lequel les sépultures se font sous ordre précis, est trop exigü, aussi la commu- nion de la commune autorité a-t-elle été décidée. Un nouveau champ de repos sur la partie des terrains, sur la direction au milieu des environs du village, à un point éloigné est établi à cent mètres environ à l’est du village. L’accès en terminant et sera un monument en son genre. L’ensemble de la clôture, comme admirable, ainsi tout dans l’ensemble a sa précision et sa pose d’expression ainsi. Une allée de tilleuls de 11 m 40 de largeur sur 100 m de longueur, formant maille au grand axe, servira de communication avec le chemin vicinal N° 3 et complètera heureusement le tableau, donnant au ensemble et à ce point de repos, l’aspect sous lequel est établi ce nouveau cimetière à une superficie de 18 ares 7 centiares.

Progrès de l’Instruction — Dès l’établissement des registres de l’état civil, 1668 pour Gommecourt, on constate que l’instruction est presque nulle, quel- ques rares signatures terminant les actes. Peu à peu les signatures s’aperçoivent et les écritures démontrent le vent de l’instruction se développant, mais jusqu’au cœur du XVIIIe siècle, avant 1789, on trouve plus d’un acte de mariage et d’inhuma- tion de l’époque ont délié et aux rares signés et aujourd’hui tous les esprits rejoignent les actes. Depuis 19 ans que j’ai été instituteur à la mairie de Gommecourt, on a constaté que deux mariages sont souvent célébrés, qu’un des époux ait déclaré ne savoir signer et tous deux étaient étrangers à Gommecourt. Tous peuvent constater que si cette commune a tant quelques rares personnes âgées tout le monde sait au moins lire et écrire. L’instruction autrefois languide est maintenant florissante.

Bureau de Bienfaisance — Cet établissement charitable trouvé existant et ses confins, restait à Paris les arrêts 1661 et 27 janv. 1750, Roger Duplessis financier, rue de La Roche Guyon, et Séverin de Villarmoy son épouse, ont fait donation aux pauvres de la paroisse de La Roche Guyon, de la somme de 196 livres en denrées de nature annuelle. La commune de Gommecourt était comprise pour

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1/0 livre dans cette donation. Elle est l’origine du Bureau des pauvres.

Le 10 octobre 1789, le duc de Rohan-Chabot, propriétaire du domaine de La Roche Guyon, fit le remboursement du capital nécessaire à la construction de la recette couverte par ses ancêtres, et le capital placé en rentes sur l’État produisit 218 f. 67 de revenu. Depuis cette époque les rentes du Bureau des pauvres se sont accrues. La feuille prise visée à Gommecourt par tes habit- ants du 3 juillet 1796 les [illisible] une somme de mille francs pour être placée en rentes sur l’État. Le revenu du Bureau de Bienfaisance est aujourd’hui de trois cent vingt sept francs.

Sapeurs-Pompiers — La formation d’un corps de Sapeurs Pompiers à Gommecourt est toute récente. Elle date de 1893. À la suite d’un incendie qui détruisit en partie l’habitation de Mr. Henri Servois, une souscription publique montée dans la commune le 6 avril 1893 a suffi à acheter une pompe à incendie, produisant 1117 f. C’était un premier pas assez important. Cela étant la propriétaire porta ses fruits, le 21 juin, survint la commune décidait avec les fonds tout l’équipement du premier corps de vingt cinq pompiers et au début de l’année 1895 la compagnie était régulièrement formée.

Avenir possible de la commune —

En envisageant l’état actuel de la commune, état presque de décadence en égard au chiffre de sa population, on se trouve tout d’abord en pris de se redorer. Quelques chiffres peuvent suffire. Un dernier recensement sur 95 ménages qu’elle comporte, 38 ont environ la moitié étaient formés d’individus isolés, 17 étaient sans enfants, 39 avaient un enfant, 20 en avaient deux, 8 en avaient trois, 1 en avaient quatre et 4 en avaient cinq. Ceci étant dit en parlant de la population qui s’élabore étant florissante à Gommecourt, puisque lors des derniers recensements on comptait 16 célibataires hommes et 6 célibataires femmes de plus de 40 ans. La moitié de ces célibataires vivent seuls. L’éclat semble être le seul recherchée parmi les hommes surtout. En effet seul, ayant changé de famille, partout sans souci. Cet état ne sert pas pour arrêter la dépopulation. Sous l’agriculture déclinant et se détrui- sant, les populations se nourrissant par la dure mise à part tous les denrées des villes devenant banlieue. L’on peut s’affliger à l’asphyxie et au dommage d’agriculture, s’ils reverraient réellement à cette vieille maman qu’ils abandon- nèrent pour s’établir ou fermier à servir de la commune paraissant sous un oeil immense déplorable. Peut-être la génération qui s’élève reviendra. Elle connaîtra déraison.

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IV Instruction publique.

Écoles — Les deux locaux qui ont servi de maison d’école avant 1847 étaient loués à des particuliers. Les locaux ne se prêtaient pas convenable- ment. En 1846 le Conseil municipal votait 30 f. pour le logement du maître d’école, c’est la première indemnité qui se soit passée. En 1848 l’intérêt est de montrer l’état de l’école communale ; j’ai consulté un cahier de 1848, à cette époque on ne dit il n’y avait que deux tables et quelques places sur plusieurs mobilier très en salle les plus anciens écoliers ; les autres étaient sur des bancs et nous étant nombreux. 80 et 100 tous la direction d’un maître qui nous enseignait à lire, à écrire et aussi à calculer.

L’ancien local de maison d’école de Gommecourt sert toute de transfor- mation et d’aménagements est fini par convenable, celle de Clachaloze est moins disposée. Depuis 1886 l’école de Clachaloze est champ complètement en 1886.

Instituteurs qui se sont succédé dans la localité.

Rien dans les archives ne peut me faire connaître les instituteurs de la commune avant l’an 9. A cette époque Charles Moïse Viegnié Langlois était instituteur d’école, il est désigné d’abord comme institulé (1794), puis comme maître d’école (1791). Il était en même temps secrétaire greffier de la commune ; il avait environ toujours 11 hommes de 25 et cette date d’an 9 il est nommé de secrétaire, greffier et reste instituteur. En l’an 9 il est conseiller municipal, ses fonctions n’étant plus compatibles avec celle d’instituteur il doit être remplacé mais je n’en trouve aucun trace.

Vers 1800 — 1802 Mr. Lebon père est instituteur, puis son fils Lebon André Labaye, républicain nommé le 26 avril 1837 (occupait depuis plus de quarante ans) Athanase… 28 juillet 1841 — Mathieu 14 décembre 1847 — Toupin, instituteur 1859 — Péteil 20 septembre 1861 — Boistel 1874 — Plachin, juin 1875 — Rousseau, 1er janvier 1879 — et Fernand 14 septembre 1880.

L’école de Clachaloze a été crée par décision du Conseil départemental du 14 avril 1874. Les instituteurs qui s’y sont succédé sont : Roch Prevost, 9 septembre 1874 — Loracher, 31 août 1876 — Rabeau, 28 août 1879 — Legouyot, 7 octobre 1877 — Mathier, 14 septembre 1879 — Fourcin, 1er septembre 1880 — Leroux, 1er janvier 1882 — Robert, septembre 1885 — et Roque, février 1883.

A Gommecourt le 2 Septembre 1899

L’instituteur (Mr Ferrand)

R. Bonnevoye (le maire qui contresigne)

Annexes statistiques :

LISTE DES CONSEILLERS MUNICIPAUX (1899)

  • Larcher (Désiré), Maire.
  • Barbier (Jules), Adjoint.
  • Dumont (Alphonse).
  • Leguay (Louis).
  • Sulpice (Charles).
  • Petit (Auguste).
  • Lemaire (Théodule).
  • Voisin (Pierre).
  • Gauthier (Jean).
  • Martin (Isidore).

Note : Tous sont cultivateurs, à l'exception de M. Voisin qui est pêcheur au hameau de Clachaloze.

TABLEAUX CADASTRAUX ET STATISTIQUES AGRICOLES DÉTAILLÉES]

État des récoltes moyennes sur 10 ans en 1890 :

  • Blé : 2.200 quintaux métriques.
  • Avoine : 1.800 quintaux métriques.
  • Pommes de terre : 950 quintaux métriques.
  • Fourrages secs : 3.500 quintaux métriques.
  • Vin : 450 hectolitres (en forte baisse).

Répartition des bois :

  • Bois communaux (Soumis au régime forestier) : 122 hectares.
  • Bois particuliers : 58 hectares. Essences principales : Chêne, hêtre, charme et quelques bouleaux.
Sources